Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5165 Le 11/12/2017 | Partager

■ Elle tient toujours son bar à 100 ans

«Le secret de la longévité est de faire ce qu'on n'a pas le droit de faire!». A 100 ans révolus, Marie-Louise Wirth continue d'officier derrière son comptoir à Isbergues, dans le nord de la France, dans le bar où elle a commencé à travailler à 14 ans. «J'ai passé ma vie ici et je suis à mon compte depuis 1954, date du décès de mon père», explique cette grande femme aux yeux bleus, habillée avec coquetterie et au caractère bien trempé. Dans ce bistrot ceint de briques d'une vingtaine de mètres carrés, jouxtant l'église de cette commune de 10.000 habitants située à une heure de Lille, rien n'a bougé depuis les derniers travaux datant de... 1958: boiseries élégantes, tables hexagonales, carrelage en céramique au sol ou comptoir, évoquant le style art déco. Née à Saint-Nazaire (ouest) le 23 novembre 1917, d'un père travaillant aux chantiers navals, la jeune Marie-Lou est arrivée à deux ans dans le Nord. Avant son certificat d'études, elle aidait ses parents à servir les clients. «A cette époque, il fallait obéir! Tandis que maintenant ce sont les parents qui doivent obéir aux enfants. Il y avait une grande ducasse (fête foraine, ndlr), mes copines passaient pour que je vienne, mais ma mère disait “ta place est derrière le comptoir”», raconte-t-elle d'un ton sévère, imitant sa voix. C'était l'époque des petits vins blancs sucrés, du Byrrh, du Dubonnet, de l'absinthe, du Pernod «car il n'y avait pas de Ricard». Il n'y avait «pas de whisky» non plus. Autre évolution qui l'a marquée: la chute du nombre de troquets, passés de 600.000 en France dans les années 1960 à moins de 35.000 aujourd'hui. «A l'époque de l'usine de métallurgie Ugine, il y avait une centaine de bars, la rue Salengro en était pleine. Il faut dire qu'il y avait 6.000 ouvriers qui y travaillaient», confie-t-elle, sans verser pour autant dans la nostalgie.

■ Un hôtel de luxe pour chiens!

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Lits douillets, spa, vétérinaire 24h/24 et bières sans alcool importées de Belgique: au Critterati, premier hôtel de luxe pour chiens en Asie du Sud, les toutous agitent leur queue de plaisir. À Gurgaon, ville satellite de New Delhi, saint-bernards, labradors et Lhassa apsos goûtent à des délices dont n'oseraient même pas rêver les 30 millions de chiens errants émaciés que compte l'Inde. Ici, on appelle les propriétaires d'animaux des «parents». Le client à quatre pattes a accès à un café, une piscine, des séances de coiffure et des massages ayurvédiques. Avec des suites facturées jusqu'à 70 dollars la nuit, cet hôtel pour chiens est un chenil haut de gamme, au confort bien supérieur à ce que l'on trouve ailleurs. «Aucun propriétaire décent de chien ne voudrait laisser son chien dans ces endroits», explique Deepak Chawla, l'homme d'affaires qui a fondé cet établissement dont les portes ont ouvert il y a quatre mois. La suite la plus grande offre un lit géant avec une tête de lit recouverte de velours, une télévision et une trappe donnant accès à un balcon privé. À la cafétéria, outre les mets traditionnels comme du poulet avec du riz, les canidés peuvent choisir entre muffins, pancakes et glaces. Le parfum bacon est très prisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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