Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5146 Le 13/11/2017 | Partager

■ Un homme qui résiste au venin de serpent

homme_serpents_046.jpg

Depuis près de trente ans, Steve Ludwin s'injecte du venin de serpent. Une pratique qui a failli lui coûter la vie mais qui pourrait sauver celle de milliers d'autres car grâce à lui des chercheurs tentent de créer un nouveau type d'antivenin. Une exposition sur le venin au Musée d'histoire naturelle de Londres, qui débute vendredi, consacre un court film à cet homme grâce à qui la recherche médicale progresse. Installé dans son salon au coeur de Londres, Steve Ludwin, un Britannique de 51 ans, tient fermement la tête d'un Trimeresurus popeiorum, serpent originaire d'Asie d'un vert éclatant. Il extrait quelques gouttes de son venin. Dans quelques minutes, il se les injectera dans le bras à l'aide d'une seringue, un geste qu'il effectue régulièrement depuis la fin des années 1980. «Obsédé» par les serpents, Steve Ludwin a commencé à s'injecter de petites quantités de venin alors qu'il était âgé d'une vingtaine d'années, inspiré par Bill Haast, un Américain passionné de ces reptiles dont il extrayait le venin à des fins de recherche médicale. «Ca a l'air dingue mais en fait ça a potentiellement des effets positifs sur la santé», assure le quinquagénaire aux longs cheveux bruns. «Ca a renforcé mon système immunitaire. Je n'ai pas eu de rhume depuis quinze ans», assure-t-il, évoquant aussi des «effets anti-âge». Mais cette pratique «n'a rien d'un trip à la Jim Morrison», explique-t-il: «ça cause une souffrance extrême», «c'est très, très dangereux», et «je n'encourage personne à le faire».

■ Une crèche à l’intérieur d’une prison
Un grand jardin, des espaces jeux, une cabane, une cuisine miniature... Biobab a tout d'une crèche classique. Sauf qu'elle loge à l'ombre des murs d'une prison italienne, celle de Bollate près de Milan, et a la particularité d'accueillir des enfants de détenues, de gardiens et du voisinage. Cette crèche est «un projet expérimental absolument novateur», explique à l'AFP Dafne Guida, Présidente et Directrice de la coopérative Stripes, qui gère la structure. Au départ, elle était uniquement destinée aux enfants du personnel de la prison, dans le cadre d'une initiative pour améliorer le bien-être des employés qui incluait aussi une salle de gym et des terrains de tennis et de football, raconte le Directeur de l'établissement pénitentiaire de Bollate, Massimo Parisi. Mais cette première expérience a été un échec: les employés «n'y emmenaient pas leurs enfants», peut-être pour «ne pas changer leurs habitudes», note le Directeur. Il a alors fait le pari d'ouvrir la structure vers l'extérieur. «Nous avons eu une grosse surprise: les familles des environs ont réagi de façon très positive et ont commencé à amener leurs enfants», souligne-t-il, évoquant «une véritable conquête en termes de préjugés, car amener ses propres enfants en prison est une vraie nouveauté.» L'arrivée des bambins du voisinage a créé un cercle vertueux: les enfants du personnel sont venus plus nombreux.

 

 

 

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc