Politique

Sahara: Le Maroc tend la main mais ne subira pas

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5143 Le 08/11/2017 | Partager
Aucun règlement n’est possible en dehors de l’initiative d’autonomie
Le Maroc va poursuivre le développement de ses provinces du Sud
L’ONU est la seule instance pour la résolution de ce dossier
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«Nous n’allons pas rester les bras croisés à attendre que soit trouvée la solution souhaitée. Nous poursuivrons plutôt l’action engagée pour stimuler le développement de nos provinces  du Sud et assurer à leur population les conditions d’une vie libre et digne» (extraits du Discours royal du 6 novembre 2017) (Ph. MAP)

Le Discours royal à l’occasion du 42e anniversaire de la Marche Verte a sonné comme un rappel des fondamentaux de la gestion du dossier du Sahara. Les principales parties concernées par le différend artificiel du Sahara sont appelées à prendre leurs responsabilités.

Face aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale, le Roi a été on ne peut plus clair: «Les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir». Au moment où le Maroc multiplie les initiatives pour débloquer la situation, le Polisario et son soutien, l’Algérie, poursuivent leur entêtement.

C’est dans ce contexte que le Souverain a mis l’accent sur les paramètres de résolution de ce conflit. Il s’agit des fondamentaux de la position marocaine, dont le respect est incontournable pour aboutir à une solution définitive à ce dossier. En tête, la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara. En clair, «aucun règlement n’est possible en dehors de l’initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité».

Le traitement de ce dossier doit également s’inscrire dans le cadre des termes de référence fixés par le Conseil de Sécurité, «seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement», peut-on lire dans le Discours royal. Ceci est d’autant plus important face aux agissements de l’Algérie, dont les représentants à l’Union africaine ont manœuvré pour impliquer la Commission de la Paix et de la Sécurité, contrôlée par Alger, dans la gestion de ce dossier.

Le Roi a été on ne peut plus clair en soulignant «le refus catégorique de tout dépassement et de toute proposition obsolète, visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l’insertion abusive d’autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes».

Au-delà de cette bataille diplomatique, un autre chantier, tout aussi décisif, est lancé au niveau local. Le Souverain l’a annoncé dans plusieurs discours: le Maroc ne va pas rester les bras croisés à attendre que soit trouvée une solution. En clair: le nouveau modèle de développement des provinces du Sud est en cours d’implémentation, en vue d’assurer aux populations les conditions d’une vie libre et digne.

Cette dynamique économique et sociale s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la Régionalisation avancée, permettant aux habitants de ces provinces «d’assurer la gestion démocratique de leurs affaires et de contribuer au développement de leur région», peut-on lire dans le Discours royal.

Au moment où les adversaires du Maroc continuent d’instrumentaliser la question des richesses du Sahara, les différents projets prévus veulent transformer cette zone en «pôle économique intégré, appelé à servir de trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine». La transformation qu’ont connue les villes du Sahara marocain atteste de cette dynamique de développement, qui contraste avec les privations dont souffrent les habitants des camps de Tindouf.

Il s’agit d’un nouveau «projet de société», qui met aussi l’accent sur les dimensions culturelles. Une orientation inscrite dans la Constitution de 2011, notamment avec la consécration de la culture hassanie. Toutefois, cette «volonté de prendre soin du patrimoine culturel local n’est en aucune manière une façon d’instiller le fanatisme ou de favoriser le repli sur soi. C’est plutôt une manière d’exprimer notre fierté d’une identité nationale plurielle», a précisé le Souverain.

Mobilisation

Les valeurs de mobilisation collective ont été décisives pour la réussite de la Marche Verte. Idem pour la réalisation des objectifs de développement. «Nous avons grand besoin de ces valeurs», selon le Discours royal. Pour le Souverain, «il convient de les véhiculer à l’école, au sein de la famille, dans tous les secteurs de la vie sociale». Aujourd’hui, il est important de «renforcer l’esprit de mobilisation collective, et, in fine, de stimuler la dynamique de développement global, à l’œuvre dans toutes les régions».

 

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