Culture

Asma Lamrabet décroche le Prix Grand Atlas

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5142 Le 07/11/2017 | Partager
«Islam et femmes, les questions qui fâchent» primé à l’unanimité
• Un prix spécial remis à Hicham Houdaifa pour son livre «Extrémismes religieux »
Une cérémonie introduite par une conférence de Leïla Slimani, Présidente du jury
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Hicham Houdaifa, prix spécial du jury, Asma Lamrabet, lauréate du Prix Grand Atlas, Leïla Slimani, Présidente du jury, et Jean-Marc Berthon, Directeur de l’Institut français du Maroc, lors de la cérémonie de remise des prix (Ph. IFM)

Double consécration pour la jeune maison d’édition «En toutes lettres» vendredi 3 novembre à la Bibliothèque nationale à Rabat où s’est tenue la cérémonie de remise des prix de la 24e édition du Prix Grand Atlas. Et c’est à l’unanimité que Asma Lamrabet s’est vu décerner le prix littéraire pour son ouvrage «Islam et femmes, les questions qui fâchent» devant un parterre composé de plusieurs personnalités issues du monde culturel et intellectuel.

«Nous avons voulu saluer la rigueur et la pertinence de l’analyse. (…) Dans la lignée de la tradition de la Nahda, Asma Lamrabet ouvre une voie novatrice et inspirante, en cherchant à l’intérieur des textes religieux une réponse à des problématiques aussi brûlantes que l’égalité entre les sexes, l’héritage des femmes, la question du voile ou de la polygamie», déclare Leïla Slimani, Présidente du jury.

La lauréate du Goncourt 2016 a également ajouté que «ce prix vient aussi récompenser le courage de ses prises de position qu’elle expose dans un style direct et franc». Très émue, l’auteure d’«Islam et femmes, les questions qui fâchent» a rappelé

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Dans son dernier ouvrage «Islam et femmes, les questions qui fâchent», l’essayiste Asma Lamrabet propose une relecture des préceptes religieux en proposant une vision plus contemporaine en abordant des thématiques cruciales comme l’égalité des sexes, la polygamie, le port du voile, l’héritage…

la difficulté d’écriture du livre étant donné la thématique sensible et complexe. Lors de son discours, cette dernière a également tenu à remercier ses éditeurs Kenza Sefrioui et Hicham Houdaifa. «J’avais envie d’encourager de jeunes éditeurs marocains jeunes et indépendants», souligne-t-elle.

Alors que cette année aucun prix n’a été attribué à la traduction arabe d’un essai en français, un prix spécial a été remis à Hicham Houdaifa pour son ouvrage «Extrémismes religieux» également publié aux éditions «En toutes lettres». «Nous sommes bien conscients que les deux livres sont publiés par la même maison d’édition, mais nous voulions mettre en avant ce travail de reportage de terrain qui fait honneur au journalisme. Ce livre touche, lui aussi, à des questions essentielles qui ont une conséquence directe dans la vie des citoyennes et des citoyens marocains», note Leïla Slimani.

Créée par l’Ambassade de France pour promouvoir l’édition marocaine, ce prix est devenu aujourd’hui une institution. Il compte parmi les membres du jury, comme le veut la tradition, des personnalités du monde du livre du Maroc et de France.

Ainsi, Leïla Slimani, Présidente du jury, était entourée de Jamal Eddine Elhani, Doyen de la Faculté des lettres de Rabat et traducteur, Éric Vigne, Directeur de «NRF Essais» et de «Folio Essais» aux Éditions Gallimard, Caroline Dalimier, cofondatrice de la librairie Livremoi, Abdellah Tourabi, journaliste, chroniqueur et spécialiste de l'Islam politique au Maroc, et Mohamed Tozy, universitaire, professeur de sciences politiques. Cette 24e édition du Prix Grand Atlas a également été marquée par une conférence inaugurale de la lauréate du Goncourt 2016 autour du thème «Défendre l’esprit critique».

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