Competences & rh

La Coopération internationale au service de l’enseignement

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5128 Le 17/10/2017 | Partager
La France, 1er réseau d’établissements d’enseignement au Maroc
Plus de 120 collèges construits avec le soutien de la Coopération japonaise
Près de 800 bourses étrangères offertes aux étudiants marocains
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Le Japon figure parmi les rares pays qui ont mobilisé leur coopération pour la promotion  de la scolarisation des jeunes dans le monde rural. Dans son programme, il a contribué à la construction de 121 collèges dans plusieurs académies régionales

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Coopération internationale s’est érigée comme un levier pour le rapprochement entre les peuples. Elle a permis le transfert d’assistance financière et technique des pays avancés vers les pays en voie de développement pour accompagner leurs politiques et leurs réformes dans divers secteurs, y compris celui de l’éducation et la formation. Pour sa part, le Maroc a su tirer profit de cette coopération déployée sous différentes formes selon les pays. En plus de l’assistance technique et l’octroi de bourses, celle-ci a également contribué à la construction des infrastructures scolaires.

L’un des réseaux les plus développés et les plus denses, au monde, déployé au Maroc reste sans conteste celui des établissements scolaires d’enseignement français. Il scolarise environ 37.000 élèves à la rentrée 2017 dans des établissements couvrant les principales villes du Maroc à tous les niveaux d’enseignement, selon le site de l’ambassade de France. «Notre programme de bourses a bénéficié, chaque année depuis 2012, à plus de 600 personnes concernant trois programmes principaux», indique une source de l’ambassade.

Il s’agit des bourses de la Coopération universitaire et scientifique, celles d’excellence Major AEFE et les bourses du pôle gouvernance de l’ambassade destinées aux cadres de la fonction publique dans le cadre de l’assistance technique, précise-t-elle. «Pour les cursus complets, licence, master ou doctorat, la part des bourses françaises avoisine une quarantaine par an dont la majorité accordée aux étudiants de classes prépas pour poursuivre leur formation dans l’une des grandes écoles françaises», précise un responsable du département de l’Enseignement supérieur. Dans le cadre de la Coopération bilatérale, les étudiants marocains bénéficient annuellement de près de 800 bourses permettant de poursuivre des cursus complets.

Parmi les pays généreux figure la Hongrie avec un quota de 100 bourses dont 70 pour la préparation d’une licence et le reste pour le cycle de doctorat. «Au cours de la première année de coopération, nous n’avons pu envoyer qu’une dizaine d’étudiants. En 2016, nous sommes passés à 80 élèves», indique Noureddine Touhami, directeur de la Coopération au département de l’Enseignement supérieur.

En contrepartie, le Maroc accorde 30 bourses au profit des étudiants hongrois. Dans le cadre de la Coopération avec le Sénégal, ce dernier accorde aux étudiants marocains 100 bourses, et autant réservées par la partie marocaine. Mais à partir de cette année, sa contribution va passer à 150 bourses. Le reste des bourses sont offertes par d’autres pays dans le cadre de la coopération avec le Maroc comme cela est le cas pour la Chine, le Canada et le Japon.

Signalons par ailleurs que les étudiants marocains pourront  bénéficient également des avantages accordés par d’autres programmes de partenariat lancés par l’UE, en particulier celui d’Eurasmus +. Ce programme offre deux opportunités importantes: le renforcement des capacités  et la mobilité des étudiants et des professeurs dans le cadre de projets de recherche regroupant des univesités de l’UE avec celles d’autres pays dont figure le Maroc, rappelle un professeur de la faculté des sciences de Rabat. Grâce à ce programme, nos étudiants de différents cycles: licence, master et doctorat, peuvent bénéficier d’une bourse de séjour dans une univesité notamment d’un pays de l’UE pour une durée d’un semestre ou une année. De même pour les enseignants mais pour de courtes durées.

Toute médaille a son revers. En dépit de la mission noble de la Coopération, certains pays visent d’autres objectifs d’ordre économique, politique ou culturel. A l’époque de la guerre froide, les pays de l’ex-Union soviétique accordaient un nombre important de bourses au profit des étudiants particulièrement ceux issus des pays en voie de développement. Actuellement, avec la mondialisation économique, les bourses constituent un moyen de drainer les compétences des pays du Sud dont une partie choisit de rester dans les pays d’accueil.

Forte implication du Japon

Dans le cadre de la coopération, bon nombre de projets ont aussi été initiés par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) au Maroc. Plus de 1,5 milliard de DH de prêts concessionnels ont été mobilisés par la JICA durant la dernière décennie pour la construction de près 120 collèges dont certains avec internat dans le milieu rural. A travers son programme, la Coopération japonaise soutient les politiques et les réformes lancées par le gouvernement marocain dans le domaine éducatif. Deux objectifs majeurs: la lutte contre le redoublement et le décrochage scolaire.

 

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