Courrier des Lecteurs

A Saïdia, les touristes vraiment «dégoûtés»

Par L'Economiste | Edition N°:5097 Le 31/08/2017 | Partager

Notre reportage sur la qualité de l’offre touristique à Saïdia (cf. notre édition du vendredi 25 août) nous a valu de nombreuses réactions ainsi qu’un débat passionné entre internautes à la fois sur notre site Internet (www.leconomiste.com), sur notre page Facebook et notre fil Twitter. Extraits

■ Aucune crédibilité pour le pavillon bleu!
Je tiens à vous féliciter pour votre reportage sur la station balnéaire de Saïdia. Je suis moi-même propriétaire d’une villa dans la province en question depuis plus de 18 ans. Cette année, mes enfants installés à Casablanca et à Genève ont été clairement dégoûtés de cette ville, au point de repartir pour Martil avec leurs invités suisses. Il faut dire que la plage est infestée de vendeurs ambulants mais également de loueurs de parasols qui élisent carrément domicile dans des tentes. Des faux gardiens de voitures provenant d’autres régions du pays en profitent également pour arnaquer les automobilistes ! Comme si cela ne suffisait pas, le complexe commercial de la ville récemment inauguré est presque entièrement dévasté, dégageant des odeurs d’égouts à proximité des vendeurs de poissons. Le conseil municipal a par ailleurs autorisé cette saison des kiosques de ventes de produits alimentaires dans des espaces de repos non prévus pour ce type de commerce, narguant les nombreuses réclamations des habitants des quartiers lésés par ces baraques transformées en sandwicheries à fortes nuisances sonores. Seule note positive : les services de la police et de la sûreté assurent leur mission avec dévouement et abnégation. Je leur rends un immense hommage ! Pour terminer, je souhaite que les multiples ONG de la région se mobilisent pour redorer le blason de cette ville, car le pavillon bleu n’a actuellement aucune crédibilité et provoque tout au contraire un effet pervers.
alamos

■ Un mauvais investissement
Je souhaite vous exprimer en quelques mots mon désarroi, ayant malheureusement acheté des biens immobiliers dans la ville de Saïdia. Depuis 2003, aucune promesse du plan azur n’a été tenue. La plage en question est par ailleurs la plus sale qu’il m’ait été donné de voir. Comme il n’y a pas de station d’épuration des eaux, l’on se baigne en fait dans un véritable égout à ciel ouvert et cela est tout bonnement inadmissible ! L’on paie pourtant une taxe d’assainissement dans la facture d’eau. Comme si cela ne suffisait pas, l’accès à la plage est obstrué par les loueurs de parasols qui envahissent le bord de mer, empêchant presque les estivants d’avoir accès à l’eau…
Ajoutons également que les poubelles ne sont presque jamais ramassées et que les résidents jettent mécaniquement leurs ordures n’importe où sans la moindre conscience ou le moindre remords! Autre souci et non des moindres, le marché nocturne d’artisanat qui créait auparavant une réelle animation n’était pas présent, hormis quelques concerts. Enfin, dernier souci, la qualité de la nourriture proposée est exécrable pour des prix à l’européenne. Ainsi, il devient plus cher de déguster un kebab ou un tacos à Saïdia qu’à Paris ou Marseille. Cette année, j’ai donc préféré passer plus de temps dans ma maison d’Oujda plutôt que dans ma villa de Saïdia. Je reviendrai toutefois l’année prochaine, le Maroc étant ma deuxième patrie après la France.
Christian

■ C’est moins cher en Espagne!
Je suis MRE et j’ai investi à la marina à Saïdia. Une décision que je regrette amèrement étant donné que les prix pratiqués y sont délirants. Cette année, j’ai passé une semaine à Malaga et une autre semaine à Saïdia. Et bien ma semaine à Malaga m’a coûté largement moins cher, avec en plus un service bien meilleur! C’est simple, à Saïdia, nous ne sommes que des pigeons pour les locaux. Du coup, je vais tout bonnement tenter de revendre ma maison et investir ailleurs… Quant à la restauration, c’est un désastre, et, croyez moi, c’est véridique !
Lydia

                                                                                 

Au secours, nos villes sont trop sales!

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Au quartier Bendebbab, à Fès, un carrefour est squatté par les marchands à la sauvette. Ici, une présumée milice fait sa loi au vu et au su de tout le monde. Sous la protection d’une bande de voyous, ces marchands n’ont rien à craindre. Pour les commerçants de la ville, l’organisation immédiate des marchands ambulants est d’une impérieuse nécessité. Ce secteur informel est générateur de problèmes épineux pour le commerce de la ville, la sécurité et la circulation. A quand le retour à l’ordre (Ph YSA)

■ Triste amoncellement de détritus à Agadir
Nous ne pouvons pas encore parler d’urbanisme au Maroc. Nous pourrons mentionner le mot le jour où les habitants de nos quartiers et de nos communes se préoccuperont ensemble de l’état de propreté de la rue et veilleront à le maintenir. La situation à ce niveau est particulièrement préoccupante à Agadir, ville ayant explosé cette année le record du plus grand amoncellement de détritus en tous genres! A en pleurer!
Lahcen
■ A quand des sanctions?
J’ai particulièrement apprécié votre édito sur l’urbanisme et j’adhère au message véhiculé ! Vivement des sanctions salées anti-saleté et anti-harcèlement, des fléaux dont le Maroc ne parvient pas à se débarrasser. Je vis plus exactement au Canada et c’est à la fois avec plaisir et conviction que je sors régulièrement quatre bacs de détritus recyclés dont l’un pour les matières recyclables et un autre pour les déchets verts.

Un lecteur régulier

                                                                                 

Plage d’El Jadida: Un désastre!

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■ Une poubelle à ciel ouvert!
S’il n’y avait encore que les plages qui posaient problème mais c’est tout le Maroc qui respire la saleté. Là où les Marocains passent, la propreté disparaît. Le pays serait probablement très joli sans les ordures qui bordent ses routes… C’est bien dommage!
Mehdig
■ Allô la mer!
La saleté de la plage d’El Jadida est problématique. Elle persiste malgré toutes les réunions tenues à ce sujet, d’autant plus que beaucoup de chômeurs pourraient faire le job. En Irlande, pays où le civisme règne, les plages sont vierges de détritus. Les habitants y ont cultivé et acquis une conscience collective de la conservation des biens naturels, qui n’existe malheureusement pas encore sous nos cieux!
atlantic

                                                                                 

■ Débit Internet: Une étude difficile à croire
Une étude publiée récemment par l’entreprise anglaise «Cable» révèle que le Maroc possède le débit Internet le plus rapide du monde arabe, et le second en Afrique. C’est tout bonnement impossible! Soit il y a eu erreur dans ce classement, soit la situation est si grave dans les pays africains voisins qu’ils n’ont certainement pas de débit du tout! Cette étude ne reflète pas du tout la situation au Maroc. Entre les coupures de connexion fréquentes et le chargement beaucoup trop lent des pages Internet, il y a de quoi douter sérieusement d’une si bonne position!
K.C.

■ Plages: La mixité disparaît
Les plages marocaines ne sont plus ce qu’elles étaient. Aujourd’hui, ces dernières semblent de plus en plus réservées à la gente masculine. Aucune femme ne peut se mettre en maillot sans risquer de se faire lyncher ou du moins harceler! C’est tout bonnement honteux et dégradant, surtout pour la condition des femmes. Pourtant, la situation était différente il y a quelques dizaines d’années. Dans les années 1970, nos plages étaient mixtes et peu d’estivants se baignaient habillés. Il faudrait que les femmes puissent se baigner en maillot à la plage. C’est leur droit le plus absolu !
M.C.

■ Fès: Une ville cliniquement morte
Les citoyens et les associations ont bien raison d’exprimer leur colère à Fès. La ville est devenue «cliniquement morte». Y règnent en effet incivisme, insécurité, désordre, prostitution et anarchie. Pour changer la donne, les élus devraient penser sérieusement à reconvertir les marchands ambulants qui pullulent sur les trottoirs mais également à mobiliser les forces de l’ordre pour sécuriser la province. Enfin, pour que la ville redécolle économiquement, il me paraît essentiel d’attirer de nouveaux projets structurants et d’ambitieux investisseurs. A bon entendeur!
G.B.

■ Casablanca/ hygiène: Enfin du concret
La saleté quasi-légendaire des avenues et des ruelles de Casablanca pourrait devenir d’ici peu un lointain souvenir. Le conseil de la ville a enfin décidé d’appliquer concrètement un projet d’arrêtés sur la réglementation de l’hygiène. Ainsi, chaque infraction – incluant notamment le dépôt de déchets dans la rue – sera sanctionnée par une amende de 100 DH. Il était grand temps que le manque d’incivisme et de propreté au sein des lieux publics soit réellement puni! Ras-le-bol de voir la ville blanche dans un état déplorable! Reste à espérer que ces mesures seront réellement mises en application et que Casanegra redevienne Casablanca.
S.G.

■ Youssou N’Dour ambassadeur de la RAM: Quelle idée!
J’ai récemment appris que Youssou N’Dour est devenu  le nouvel ambassadeur de la RAM. Voici une excellente initiative! Au moins, à travers une telle décision, le Maroc et l’Afrique seront désormais dignement représentés. A propos, serait-il possible à la compagnie en question d’organiser des manifestations culturelles au sein des pays africains demeurés hostiles à notre pays ? Je suis sûr que l’on pourrait en financer plusieurs si l’on mettait en place des partenariats avec d’autres «sponsors» nationaux. Pensez-y!
 Larbi E

 

 

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