Culture

L’Or de l’Afrique raconté par le musée de Bank Al-Maghrib

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5084 Le 10/08/2017 | Partager
Cette exposition retrace les relations culturelles et commerciales entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne
De l’époque préhistorique jusqu’à nos jours, l’évènement révèle la profondeur de ces liens
orf-afrique-bam-084.gif

Le commerce de l’or a participé à la création de plusieurs centres urbains d’importance à l’instar de Sijelmassa, Aghmat, Fès, Marrakech, Nûl Lamta, Ceuta sur la rive nord du Sahara et Aoudaghoust, Tombouctou, Gao et Djenné sur la rive sud (Ph. Bziouat)

Parmi les évènements culturels qui ont connu un retentissement important cette année, l’«Afrique en Capitale», une manifestation qui a investi la ville de Rabat, drainant un public si large qu’elle fut prolongée. En plus de braquer les projecteurs sur la culture et l’art contemporain du continent, un évènement s’est intéressé à l’histoire de l’or dans cette région.

S’inscrivant également dans ce cadre, «Or de l’Afrique: Parcours et destinées» est une exposition temporaire qui a ouvert ses portes en mars et qui se poursuit jusqu’au 31 octobre au musée de Bank Al-Maghrib. A travers une documentation aussi riche que diversifiée, l’exposition met en lumière les relations culturelles et commerciales entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne. De l’époque préhistorique jusqu’à nos jours, cet évènement apporte un regard inédit sur «l’Or de l’Afrique» en le replaçant au centre de ses réseaux diplomatiques et commerciaux, du cœur du continent jusqu’à la rive nord de la Méditerranée.

Les échanges commerciaux, la mobilité des hommes, des idées et des cultures étaient intenses à travers les nombreux axes du commerce caravanier, dont celui reliant les pays situés au sud du Sahara et le Maroc demeure le plus dynamique. «L’objet matériel de ces échanges qui a souvent été mis au premier plan est l’or. Un or de nature sédimentaire, produit dans la région des sources du Niger et du Sénégal puis transformé en lingots entre Ghana et Aoudaghoust (Mauritanie)», souligne l’organisation. «Pour obtenir cet or, les marchands marocains proposaient des marchandises très variées parmi lesquelles: les vêtements, les objets ou les lingots de cuivre, le papier, la maroquinerie, la céramique, les cauris et surtout le sel, produit localement ou acquis sur les routes».

Ainsi, or, argent, objets de luxe, sciences se croisent au sein de cette exposition qui permet de repositionner le Maroc dans l’histoire de l’Afrique et de présenter les sources de ses relations avec les pays du continent. Le musée de Bank Al-Maghrib y dévoile plusieurs pièces de monnaie issues de sa collection privée.

D’autres objets empruntés au ministère de la Culture et à la Fondation nationale des Musées comme des vêtements ou encore des manuscrits viennent enrichir l’exposition.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc