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Politique

Istiqlal: Chabat veut rassurer ses troupes

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5062 Le 11/07/2017 | Partager
C'est un SG calme et sûr de lui qui s'est adressé aux militants du parti samedi dernier
«Je suis un homme de dialogue, mais aussi de défi», martèle-t-il
Candidat à sa propre succession, il appelle à l'unité du parti
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Hamid Chabat serait-il convaincu de quitter la direction du parti de l’Istiqlal? Peut-être. Mais, il faut le prendre par le dialogue et la négociation. «Le but est de préserver l’unité du parti», explique le SG de l’Istiqlal

Manoeuvre politicienne ou vrai signe d’accalmie au sein du parti de l’Istiqlal (PI)? En tout cas, samedi dernier, lors d’un meeting tenu au sein du complexe Al Hourria à Fès, Hamid Chabat n’a pas tiré à boulets rouges dans tous les sens. Inhabituel pour celui qui «dérange, dérape et déraille» à chaque sortie. 
Ce 8 juillet 2017, le SG du PI a choisi son ancien fief électoral pour montrer sa force mobilisatrice. Devant plus d’un millier de militants et sympathisants, l’ancien maire de Fès a lancé qu’il est «un homme de dialogue, élu démocratiquement et indétrônable…et que ses détracteurs ne pourraient rien s’ils choisissaient la voie de la force et du bras de fer». «Je suis habitué aux défis. A 5 ans, ils ont brûlé la maison de mes parents à Braness, puis il y a eu la grève générale du 14 décembre 1990», rappelle le SG du PI. Selon lui, «seule l’unité du parti m’anime. Un parti que tous les istiqlaliens souhaiteraient fort par sa pensée et ses valeurs et actif dans la vie politique du pays». Ce qui laisse entendre que Chabat serait prêt de négocier une belle sortie, à la veille du 17e congrès. «Toutefois, un parti de 90 ans, qui a toujours défendu le peuple et les intérêts de la nation aux côtés de l’institution royale, ne pourrait être soumis à l’interventionnisme ou la télécommande», renchérit-il. Sans les nommer, Chabat a parlé de «certains partis de l’administration ou encore des responsables de l’Intérieur qui souhaiteraient son départ et feraient tout pour atteindre cet objectif» «Mais, il faut qu’ils soient d’abord membres de ce parti pour pouvoir décider de son avenir», ironise-t-il. Du même avis, Abdelkader El Kihel, membre du comité exécutif du parti, a souligné que «les succès et les échecs de l’Istiqlal doivent être endossés par le bureau dirigeant du parti et non seulement par le secrétaire général». Des propos qui réconfortent Hamid Chabat qui a, par la suite, réclamé «la libération des détenus du Hirak du Rif». «Permettez-moi en votre nom de faire cette demande. Ce sont des gens qui ont des revendications économiques et sociales. Il est inadmissible de les qualifier de traîtres ou de séparatistes», a-t-il dit aux militants du parti de la balance. 
Par ailleurs, Chabat a profité de l’occasion pour prêter allégeance à l’institution royale. «SM le Roi est le garant de la démocratie dans ce pays. Nous sommes tous derrière lui et appuyons ses démarches qui visent à faire du Maroc un modèle de bonne gouvernance à l’échelle internationale», conclut-il. 

 

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