International

La Banque mondiale prédit une remontée du pétrole

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5012 Le 27/04/2017 | Partager
Elle table sur un cours moyen de 60 dollars en 2018
Les prix des phosphates se redressent

Un coup d’œil sur les matières premières. La Banque mondiale maintient ses prévisions concernant les prix du pétrole brut pour l’année, à 55 dollars le baril et table sur un cours moyen de 60 dollars en 2018. Cette hausse, sous-tendue par la décision des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays producteurs de pétrole de limiter la production, entraînera un rééquilibrage progressif des marchés.

De son côté, le cartel pétrolier a envoyé des signes favorables à une prolongation des quotas de production sans que cela ne fasse remonter des prix du pétrole déprimés après un très bon début avril. L'Opep et ses partenaires se réuniront fin mai à Vienne et devront alors déterminer si l'accord sera renouvelé. Selon l'agence The Economist Intelligence Unit, les prix du pétrole brut évolueront d'une manière significative, mais lente, dans les18 prochains mois (voir aussi «Que vaudra le pétrole en 2017 et 2018?», www.leconomiste.com du 22/04/2017).

«Un rebond plus important que prévu de l’exploitation des schistes bitumineux aux Etats-Unis pourrait entraîner une révision à la baisse de ces prévisions», note la Banque mondiale dans l’édition d’avril 2017 de sa publication sur les perspectives des marchés de matières premières (Commodity Markets Outlook).

La tendance globale est à la hausse. Les prix des matières premières énergétiques, y compris le gaz naturel et le charbon, devraient bondir de 26% cette année et de 8 % en 2018. Le gaz naturel devrait gagner 15% en 2017, stimulé par la montée en flèche des prix aux Etats-Unis. Le charbon devrait progresser de 6%, compte tenu du resserrement antérieur de l’offre en Chine, qui absorbe la moitié de la production mondiale.

La hausse attendue des cours des produits non énergétiques (agriculture, engrais, métaux et minerais) en 2017 mettra fin à cinq années de baisse. Les prix des métaux devraient bondir de 16% cette année. Ils seront portés par une demande soutenue, notamment en Chine, et des contraintes du côté de l’offre liées à des perturbations dans certains sites miniers du Chili, d’Indonésie et du Pérou.

Hors produits énergétiques, les prix agricoles devraient rester globalement stables en 2017. Le recul des cours des céréales étant compensé par la hausse des prix des huiles et des produits oléagineux et des matières premières non alimentaires.
«Une conjoncture particulièrement favorable permet aux ratios stocks/utilisation du blé, du maïs et du riz d’atteindre des niveaux inédits depuis 15 ans», souligne John Baffes, économiste senior et auteur principal du Commodity Markets Outlook.

Pour les grandes céréales, les évaluations tablent sur des excédents cette année et l’an prochain. A noter que les prix des phosphates ont augmenté pour la première fois en huit trimestres consécutifs. Les marchés devraient rester trop approvisionnés, avec une nouvelle capacité prévue au Maroc et en Arabie Saoudite.

Café,  cacao, thé…

Les prix des boissons, dont ceux du café, du cacao et du thé, devraient plonger de plus de 6% cette année, plombés par une offre plus abondante que prévu. Les matières premières non alimentaires devraient progresser de 4%. La fin du cycle des phénomènes El Niño/La Niña atténue les risques de hausse entourant les prévisions pour les produits de base agricoles en 2017-2018.

 

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