International

Le plan de Bruxelles pour l’après-Brexit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4973 Le 03/03/2017 | Partager
Recentrage sur le marché unique, gestion commune des frontières…
Un livre blanc dévoile les scénarios d’évolution de l’Union
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Le Brexit «ne peut pas stopper l’UE dans sa marche vers l’avenir», a jugé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Il a appelé les dirigeants nationaux à choisir parmi plusieurs scénarios de réformes dévoilés mercredi 1er mars (Ph. AFP)

Des doutes suscités par la mondialisation, des nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité ou la montée du populisme, l’impact des nouvelles technologies sur la société et l’emploi… Le livre blanc que vient de publier la Commission européenne examine les facteurs de changements qui influeront sur l’évolution de l’Europe au cours des dix prochaines années. Question d’ouvrir un nouveau chapitre après le Brexit.

Le document constitue une contribution au sommet de Rome du 25 mars 2017 et à l’occasion des 60 ans du traité fondateur de l’Union. La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont prévu de se rencontrer le 6 mars à Versailles pour discuter de l’avenir de l’UE. Les chefs des gouvernements espagnol et italien, Mariano Rajoy et Paolo Gentiloni seront au rendez-vous.

■ Se concentrer sur les réformes: L’une des priorités de l’UE est de se concentrer sur certaines réformes notamment sur l’emploi et les investissements. Des progrès doivent être réalisés en matière de coopération sur l’immigration et la défense.
■ Recentrage sur le marché unique: Il est question de se recentrer progressivement sur le marché unique et certains acquis sont supprimés. En 2025, il faudrait prévoir ce scénario. Les contrôles réguliers compliqueraient le passage des frontières pour les déplacements d’affaires ou de tourisme. Il serait plus difficile de trouver un emploi à l’étranger et le transfert des droits à pension vers un autre pays n’est pas garanti. Tomber malade à l’étranger entraînerait des frais médicaux élevés. Les européens hésiteraient à utiliser des voitures connectées, en raison de l’absence de règles et normes techniques à l’échelle de l’UE.

■ Défense, sécurité intérieure, affaires sociales: L’Union continue comme aujourd’hui mais permet aux Etats membres qui le souhaitent de travailler ensemble dans des domaines spécifiques tels que la défense, la sécurité intérieure ou les affaires sociales. Une ou plusieurs «coalitions de pays volontaires» se dégagent. En 2025, 15 Etats membres pourraient établir un corps d’officiers de police et de procureurs chargés d’enquêter sur les activités criminelles transfrontières. Les informations de sécurité seront échangées immédiatement car les bases de données sont totalement interconnectées.

■ Faire moins mais de manière plus efficace: Les efforts seraient concentrés sur des domaines précis comme la diplomatie, les télécoms ou la gestion commune des frontières de l’UE. En 2025, une autorité européenne des télécommunications sera chargée de libérer des fréquences aux fins de services de communication transfrontaliers, tels ceux utilisés par les véhicules connectés. Elle protégera également les droits des utilisateurs de la téléphonie mobile et de l’Internet où qu’ils se trouvent dans l’UE. Une nouvelle agence européenne de lutte contre le terrorisme contribuerait à dissuader et à prévenir les attentats par le repérage et le signalement systématiques des suspects.

 

 

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