Analyse

Le secteur sortira-il enfin de l’anarchie?

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4965 Le 21/02/2017 | Partager
Mauvaise gouvernance, opacité, rentes… une activité épinglée par la Cour des comptes
Le mode de gestion directe retenue via la SDL Casadev

Après la distribution (eau/électricité), la propreté et le transport public, la gestion déléguée du stationnement a subi à son tour les foudres des magistrats de la Cour des comptes. Dans leur dernier rapport datant de 2016, les magistrats avaient pointé une série de défaillances, allant de la mauvaise gouvernance à l’absence de contrôle, en passant par la multiplicité des intervenants, parkings sauvages, marchés opaques, le non-paiement des redevances dues …
Le chevauchement et l’ambiguïté des compétences en matière de politique de stationnement figurent aussi parmi les principaux constats des magistrats de la Cour régionale des comptes de Casablanca. Il en résulte une cacophonie entre services communaux, commune et arrondissements, commune et AODU, SDL…

Les magistrats ont aussi constaté l’absence de toute politique de stationnement dans la ville de Casablanca. «Ce qui est, avec les carences de la politique des déplacements urbains, à l’origine de la désorganisation que connaît ce secteur et de la saturation et de l’inefficacité de l’espace public dédié au stationnement», relèvent les auteurs du rapport.
Aujourd’hui, la ville  s’achemine vers l’abandon du mode de gestion déléguée pour celui de la gestion via une SDL dédiée, Casadev. Le contrat de gestion déléguée de PAG Parking, gestionnaire du stationnement à péage à Sidi Belyout depuis 2007, arrive à terme cette année. Les élus ont d’ailleurs décidé de ne pas le renouveler.

Depuis le démarrage effectif de l’activité de Casadev, il était prévu que celle-ci reprenne la gestion de l'ensemble du stationnement dans la métropole.
Elle doit verser 12% de ses recettes du stationnement payant sur voirie (horodateurs) à la Commune urbaine de Casablanca (CUC) au titre de l’année 2016. Cette part sera portée graduellement à 13% (en 2017) et 15% (en 2018). Pour le stationnement en surface (parkings), la part qui reviendra à la ville sera plus conséquente. En effet, elle est fixée à 20% en 2016, 25% (2017) et 30% (2018). A travers cette décision, la CUC entend fructifier ses recettes et récupérer le manque à gagner cumulé pendant des années de gestion déléguée.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc