Régions

Oujda: Un nouveau modèle d’offre hospitalière

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4900 Le 17/11/2016 | Partager
Le programme piloté par le conseil provincial et réalisé par des bienfaiteurs
Alléger la pression sur les grands hôpitaux de la ville

L’infrastructure hospitalière se renforce à Oujda avec la construction du premier centre de soins communautaire. Une réalisation qui a nécessité 30 millions de DH et fait partie de cinq  centres programmés par le conseil provincial pour alléger la pression sur les deux hôpitaux de la ville: le Centre hospitalier universitaire et l’hôpital Al Farabi. C’est ce qu’a annoncé Hicham Essghir, président du conseil provincial de la préfecture d’Oujda. Cette nouvelle approche, pour répondre aux attentes des 10 communes rurales de la province, propose des soins parallèles à l’offre hospitalière du ministère de la Santé.
La première mission, et pas la seule, de ces centres est d’assurer des diagnostics précis pour orienter les malades vers les services spécialisés et chirurgicaux des hôpitaux d’Oujda.  «L'élaboration d'un diagnostic aide à spécifier la gravité de la maladie et oriente le médecin à prendre les mesures adéquates pour le rétablissement du patient. C’est un travail qui se fait en amont pour éviter l’encombrement et les files d’attente devant certains services médicaux, des grands hôpitaux d’Oujda qui n’arrivent pas à répondre à tous les besoins», précise le président du conseil provincial d’Oujda.
Le prototype de soins médicaux (centre Al Hayat), inauguré mercredi dernier, assure les services de radiologie, mammographie, échographie, scanner et une vingtaine de positions pour accueillir 200 malades d’insuffisance rénale. Une maladie qui fait des ravages dans l’Oriental avec multiplication des  cas de décès à cause de la forte  pression sur les centres d’hémodialyse gratuits. «On ne peut répondre à toutes les attentes vu le nombre croissant des demandeurs qui dépasse le nombre des machines purificatrices de sang», est-il expliqué auprès d'un centre d’hémodialyse réalisé dans le cadre d’un partenariat entre une association et l’INDH. «La norme internationale  est de 3 malades par machine. Ce qui n’est pas le cas au Maroc et surtout dans l’Oriental, où le nombre de patients dépasse la douzaine par machine dans certains centres d’hémodialyse», ajoute Essghir. Une surcharge qui ne facilite pas la prise de traitement (qui dure 4 heures).
Une belle initiative tout de même mais qui rencontre des obstacles au niveau du budget de fonctionnement. Au minimum 7 millions de DH/an sont nécessaires, rapporte-t-on auprès de l’association Al Hayat qui se charge de la gestion de ce centre, du recrutement du personnel et de la réalisation des conventions de partenariats avec les conseils locaux et le  ministère de la Santé.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI  

 

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