Régions

Oujda: Le développement agricole et rural en marche

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
Faciliter la reconversion des habitants des zones frontalières
487 millions DH pour réussir ce programme
Création de 387.000 journées de travail supplémentaires
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Le programme de développement agricole et rural de la préfecture d’Oujda-Angad est une alternative pérenne aux activités de contrebande vivrière

(Source DRA/Oujda)

 

Le programme de développement agricole et rural des zones frontalières (2016/2020) est réalisé à hauteur de 20%. C’est ce que vient de préciser le wali de l’Oriental, en marge des activités célébrant la marche verte. Un programme qui s’articule autour de deux axes. Le premier concerne 8 communes rurales de la préfecture d’Oujda alors que le second cible la réutilisation des eaux épurées de la station de traitement des eaux usées d’Oujda. Au total 487 millions de DH seront débloqués à ces projets qui profiteront à 5.248 bénéficiaires et assureront 330.000 journées de travail. Cet effort de reconversion des activités productives contribuera également à l’amélioration des revenus, la conservation des eaux et du sol tout en boostant les filières arboricoles. In fine lancer de nouveaux projets générateurs de revenus tout en facilitant aux habitants de ces zones leur reconversion vers des activités légales et durables en agriculture.  
Les projets lancés, dans ce cadre ont pour objectif la plantation de 6.300 hectares d’arboriculture (olivier, amandier, caroubier et cactus) au niveau des communes Ahl Angad et Bani Khaled. Ils contribueront, par ailleurs, à l’amélioration des revenus qui passeront de 1.500 DH à 19.000 DH/hectare dans le cadre du programme d’irrigation à partir de la Step d’Oujda et à 15.000 DH/hectare au niveau des terres bours. «Avec 4 hectares exploitables, les petits agriculteurs peuvent facilement réaliser des revenus de 5.000 DH/mois», confie à L’Economiste, Aziz Bellouti, directeur régional du ministère de l’agriculture. Cet effort d’amélioration des revenus concerne aussi la femme rurale et les populations qui pratiquaient l’agriculture mais qui n’avaient rien à voir avec la contrebande vivrière. Elles bénéficieront des programmes de plantation d’arbres fruitiers, l’aménagement des périmètres de moyenne et petite hydraulique dans les communes de Mestferki, Ain Sfa, Isly et Sidi Moussa, distribution de caprins et ovins de race améliorée, de ruches, aménagement d’une quinzaine d’étables, matériel pour fabrication de couscous bio et élevage de lapins.
Le grand projet réside dans l’irrigation de 1.500 ha à partir de la Step pour l’utilisation des eaux épurées qui modifiera la vie des riverains et transformera l’économie sociale au profit de 250 agriculteurs avec production de 3.700 tonnes de l’olivier et 40.000 tonnes de fourrages. Le chiffre d’affaires induit par ces actions est de 55 millions DH/an avec un retour total sur l’investissement en 5 ans.
Ce projet pilote sur le plan national contribuera à la plantation de 750 hectares d’oliviers et 750 hectares pour les cultures fourragères avec création de 57.000 journées de travail.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

 

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