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L'Edito

Wallet

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5400 Le 28/11/2018 | Partager
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La solution de paiement mobile marocaine, la fameuse m-wallet, a pour l’instant les apparats d’un projet aux contours flous. A la défense de ses protagonistes, l’on peut deviner quelques sources d’hésitations.

D’abord celles du partage de revenus et des arbitrages entre modèles banque centré ou opérateur centré, déjà évoquées dans ces colonnes. Elles expliquent sans doute pourquoi l’orientation qui est donnée au projet, du moins dans la première phase, a été surtout celle d’une configuration additionnelle, la m-wallet étant calée sur l’existence d’un compte bancaire.

Cette prudence peut paraître contraignante à la lumière des ambitions d’inclusion financière. Au regard aussi du poids du parc d’abonnés mobile, plus de 46 millions.

Ensuite, les enjeux du volume de monnaie électronique ne sont pas d’ordre économique seulement. Du point de vue juridique, quelques réserves ont été levées et ont abouti à un échafaudage réglementaire innovant qui a permis la création de nouveaux statuts.

Cependant la courbe d’apprentissage n’est pas entièrement construite sur la capacité de cohabitation avec les FinTechs en dépit d’expériences marocaines réussies sur le continent comme pour BIM (filiale d’AWB au Mali) à travers son alliance avec la startup Lemon Way.

Enfin, le succès de la solution de paiement mobile dépendra de l’engouement du réseau de commerçants, de la perception de la valeur ajoutée de la nouvelle offre auprès des acheteurs et de sa facilité d'utilisation. Ce qui n’est pas encore acquis.

Le scénario le plus redouté aujourd’hui est celui du risque d’ubérisation des services bancaires. Mais quand on regarde de près la vitesse avec laquelle la digitalisation rattrape de nombreux secteurs, il faut se rendre à l’évidence:  plus que la redistribution des parts de marché, le débat est posé en termes de réinvention des métiers de la banque au-delà de ses sentiers battus.

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