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L'Edito

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Par Nadia SALAH| Edition N°:5570 Le 06/08/2019 | Partager
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On est bien loin des vitesses fulgurantes d’un Jettou et même des honorables réussites d’un Abbas El Fassi ou d’un El Youssoufi. Entre 2002 et 2011, le PNB par tête avait plus que doublé.

Le Maroc faisait figure d’exemple. C’était «un émergent qui émerge». On se souvient du manque d’ingénieurs, qu’on importait d’Europe et d’Afrique, des jeunes marocains diplômés qui revenaient créer des entreprises au pays, des gros et des petits investissements industriels…

Récupérant dans les urnes les protestations des printemps arabes et du 20-février, le PJD et ses alliés ont promis monts et merveilles. Ils pensaient vraiment ce qu’ils annonçaient, car, sans expérience, tout leur paraissait facile.

Or, leur politique économique et sociale nous assure à peine, pour cette année 2019,  le rattrapage du niveau de 2013.

Le wali de Bank Al-Maghrib l’a dit nettement: si on ne se ressaisit pas tout de suite, ce n’est même plus la peine de parler d’émergence. Et il ajoute: «Y compris sur un horizon lointain».

Le profil de l’investissement s’est délité en 5 points.

1) Peu d’industries et beaucoup de commerces car les risques y sont à court terme.

2) Une «stratégie du coup», où la situation réelle de l’investissement est illisible.

3) Nombre d’industriels et exportateurs se sont repliés sur l’immobilier, soutenus par le crédit bancaire, au risque de fabriquer des catastrophes (sauf pour eux).

4) Pas d’effort pour élever le niveau de compétence des fonctionnaires chargés de recevoir le public.

5) Le pire du pire, seuls deux ministres, Mohamed Boussaïd (RNI) et Lahcen Daoudi (PJD), se sont élevés contre la démolition concertée de trois des plus grands investisseurs privés du Maroc. Les autres ont parfois lancé des fake news odieuses au lieu de s’occuper des intérêts nationaux.

Néanmoins, dans ce contexte, il n’y a pas d’élément irréversible.

Il faut une volonté de fer pour sortir de ce marasme social, économique et politique.

 

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