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    L'Edito

    Vérité

    Par L'Economiste| Edition N°:3596 Le 16/08/2011 | Partager

    La présentation officielle du rapport du FMI confine au panégyrique de la politique économique conduite par le gouvernement du Maroc. Il est vrai qu’il y a deux ou trois compliments appuyés: exportation, inflation et croissance avec des nuances sur ce dernier point.
    Mais pour le reste, ce sont des avertissements diplomatiques. Et quand on regarde les chiffres derrière, il y a de quoi être vraiment préoccupé par la soutenabilité de la politique économique, telle qu’elle est mise en œuvre par ce gouvernement.
    Le ratio du déficit par rapport au PIB, rien que sur cette année 2011, va plus que doubler, uniquement à cause des subventions énergétiques. Et les dépenses salariales de l’Etat vont se monter à 10% du PIB, ce qui est colossal.
    La note de l’institution internationale demande que d’ici la fin de l’année, les économies sur le budget en cours atteignent 1% du PIB, ce qui est beaucoup. Et ce qui aura des conséquences encore plus dramatiques sur les chantiers en cours. De plus il faudra ralentir ou arrêter les programmes déjà lancés, pour trouver l’argent nécessaire aux frais des élections, lesquelles n’avaient pas été prévues.
    Et ce sans recette de privatisation puisque, très curieusement, le gouvernement y a renoncé au premier froncement de sourcil de l’opposition, des syndicats et/ou des boursicoteurs qui voulaient tous préserver leurs intérêts immédiats. En ces temps de vaches très maigres pour les investissements publics, n’importe quelle recette de privatisations aurait été très bien venue. Pourtant, de manière incompréhensible, les Finances ont considéré que ces recettes ne les intéressaient pas puisqu’elles ne rentraient pas dans le budget (sic)!
    C’est une évidence: la politique économique d’aujourd’hui nous prépare des lendemains particulièrement durs. En six mois, l’Etat marocain est retourné trente ans en arrière, y compris dans la capacité du gouvernement à déguiser la vérité.

    Nadia SALAH

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