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L'Edito

Valeurs citoyennes

Par Nadia SALAH| Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
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Mauvaise conjonction. Le gouvernement, qui va défendre le projet de loi de finances, ne sera pas celui qui l’a fabriqué. La sagesse recommande de préserver les dates et règles plutôt que de casser cette base, juste parce qu’il y a eu une fois une collision de calendrier. On ne construit pas de démocratie en changeant les usages communs à chaque incident.

Nous avons donc un décalage entre les mesures et leurs promoteurs. C’est la troisième fois en 9 ans. Autant dire le tiers du temps.  C’est beaucoup.

Mauvais timing aussi, entre les espoirs des Assises de la fiscalité en mai 2019 et l’implémentation sur le terrain. Rien que pour la CGEM, il y aurait 75 dispositions à prendre.

Et puis il y a les ambitions de l’Etat, ou plus exactement le niveau d’exigence placé sur les services publics. Les citoyens sont devenus impitoyables sur les manquements.

Ils ont raison. Ils vont même jusqu’à exiger des mises à mort symboliques, et publiques, en cas de faute.  Ils les apprécient tant que la campagne électorale de l’année prochaine prépare déjà les mauvais coups.

Climat trouble, où tous les partis aimeraient annoncer la suppression de tous les impôts.

Sans gêne, ils oublient vite leurs discours de justice fiscale, de solidarité, de nouveau modèle et de concurrence loyale. Ça, c’est de la parlotte pour ces sympathiques experts de la Banque mondiale ou du FMI.

Plus compliqué encore. Financièrement, l’Etat est sous haute tension. Il a deux manières d’en sortir: plus d’impôts ou faire durer la crise, qui a déjà 10 ans.  On fera un peu des deux. Pas le temps d’attendre les longues réformes de la DGI.

Pour quoi faire, puisque déjà le gouvernement recule dès qu’une revendication fiscale pointe son nez. Tout le monde n’est pas Zouhair Chorfi qui a remis à sa place fermement des cliniques refusant outrageusement de payer leur part.

En attendant, on se passera des valeurs citoyennes.

 

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