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L'Edito

Urgence

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5790 Le 25/06/2020 | Partager
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Un moment historique pour une bonne part des Marocains qui goûtent aujourd’hui aux plaisirs du déconfinement. Si la période qui s’achève a été traumatisante et difficile à vivre, pour celle qui s’annonce, les garanties de zénitude ne sont pas assurées d’avance.

On le sait, les espaces de liberté ont été rouverts mais resteront sous surveillance. Pas seulement en raison de l’évolution de la situation épidémiologique (avec ici et là les échos inquiétants d’une seconde vague Covid-19), mais aussi compte tenu des compromis qui ne sont pas simples à trouver entre les risques d’un laisser-faire et ceux d’un totalitarisme du contrôle.

Sur le premier volet, il n’est plus temps de se voiler la face, l’affaire Lalla Mimouna est là pour rappeler que tout peut rebasculer si la population baisse la garde sur les gestes barrières.

Impossible de regarder ailleurs sur le second volet aussi. L’état d’urgence correspond à une situation où tout dépasse la norme tant par l’ampleur de la crise qui le justifie que par l’importance des réponses que les pouvoirs publics sont censés y apporter.

Personne ne peut nier le caractère exceptionnel de la situation que le pays et le monde continuent de traverser depuis plusieurs mois. Or, revers de la médaille, lorsqu’ils ne sont pas bien encadrés, ces régimes, en principe provisoires, prêtent fatalement le flanc à des risques d’interprétation où peuvent venir se faufiler des abus de pouvoir au motif de faire respecter la loi.

Le meilleur traitement à cela consiste dès lors à lever toutes les approximations et mettre beaucoup de lumière sur les listes d’interdictions/permissions. Il faut le reconnaître, jusque-là les différents représentants des autorités se sont bien débrouillés, se mettant au service d’un besoin, largement justifié, voire même demandé par la population, de contrôle. Les bavures ayant été rares et rapidement réprimandées par les hiérarchies. Pourvu que ça dure.

 

 

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