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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5784 Le 17/06/2020 | Partager
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Le Maroc a donc résolu au moins une partie du problème en s’engageant sur ce qui semble être une accélération du processus de reprise des activités. C’est la voix de la sagesse.

Ne l’oublions pas, chaque jour en mode confinement alimente une effroyable spirale qui consiste à bou­cher les trous par d’autres trous. Les derniers indicateurs de conjoncture (cf. notre édition du 16 juin 2020) lesquels confirment l’état pour le moins dégradé des finances publiques avec des alertes à foison sur les rubriques habituelles à cagnottes fiscales: TVA, IS… ne ras­surent guère sur ce front.

La situation ne risque pas de s’ar­ranger de sitôt avec la persistance de plusieurs inconnues. Comment relancer la consommation quand les pertes de pouvoir d’achat, lorsque ce ne sont pas les indices inquiétants d’une paupéri­sation tout court, sont constatées tant chez la population active qu’inactive?

Comment renflouer les trésoreries tant des ménages que des entreprises alors que les banques, tout en souhaitant une relance des demandes de crédit qui ne viendra pas suffisamment faute de croissance, resteront vigilantes à ne pas avancer de fonds à des emprunteurs à risque?

Comment procéder à des arbi­trages opportuns sans les factures des vases communicants? Le recours au déficit semblera une option intéressante et le scénario d’une économie surendet­tée se présentera comme inévitable tant que la baisse des taux d’intérêt restera d’actua­lité. Mais pour combien de temps encore?

On le sait, aucun système ne peut vivre longtemps au-dessus de ses moyens car, autrement, il s’agit d’une hypothèque sur l’avenir. Indépendam­ment des considérations sanitaires, le sentiment fortement ancré aujourd’hui est qu’on a perdu du temps.

Et que l’on n’a pas suffisamment convaincu en reprenant marche. Le plus urgent est de donner des indications sur les direc­tions qui pourraient être prises. Il est parfois plus important de savoir où l’on va que de savoir comment s’y rendre.

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