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L'Edito

Tigre

Par L'Economiste| Edition N°:3333 Le 04/08/2010 | Partager

A deux mois de l’entrée en vigueur du nouveau code de la route, des interrogations subsistent sur la capacité de moralisation de cet arsenal législatif. L’urgence a été déclarée sur ce texte pour les raisons que l’on connaît: d’horrifiantes statistiques sur les accidents de la route qui nous ont valu une tout aussi horrifiante réputation à l’échelle mondiale. Le projet reste sans aucun doute un dispositif difficile à mettre en oeuvre. Mais il ne faut pas que le gouvernement tombe dans un piège: compter plus sur la pression médiatique que sur la pression politique pour garantir son déploiement. Le pire qui puisse arriver c’est que le projet soit inapplicable faute d’avoir suffisamment préparé le dispositif d’accompagnement. Malheureusement c’est arrivé un peu trop souvent pour d’autres situations. Les lois sortent en fanfare mais l’on oublie les décrets. La méthode a un avantage, c’est d’aller plus vite; mais de gros inconvénients aussi: les textes y perdent en efficacité. Résultat: un beau désordre législatif et personne pour suivre derrière. Il reste à préciser les conditions de contrôle de l’application de la loi. Mais ce n’est pas l’unique détail à entretenir le doute. La dernière sortie du PJD fustigeant à ce propos le manque de préparation du gouvernement n’augure rien de bon. L’on ne peut soupçonner l’opposition de faire de la surenchère sur un dossier, le code de la route, où une mise en œuvre rapide peut, au contraire, faire gagner des voix. Ensuite, il y a une telle dissymétrie entre ce qui est attendu et la réalité du terrain. Par exemple, celle d’une mise à niveau même pas entamée pour le transport public de voyageurs, autocars et taxis. Secteur qui continue de fonctionner avec les archaïsmes d’autrefois. Pour cette faune-là, appliquer un nouveau code de la route s’apparente à mettre un tigre dans le moteur. Mais sans garantie au volant…Mohamed Benabid

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