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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5410 Le 12/12/2018 | Partager
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La mobilisation pour le développement humain est un éternel recommencement. Encore faut-il ne pas se tromper de diagnostic et surtout de pouvoir viser juste dans le traitement. C’est précisément ce que vient de faire l’INDH qui entame sa troisième phase (voir Analyse en pages suivantes).

Le travail de réflexivité et de remise en cause de l’Initiative est assez rare dans le champ d’intervention institutionnel pour ne pas être souligné. Le décalage constaté par rapport aux attentes a justifié le besoin d’un bilan d’étape et conduit à une réorientation de la stratégie désormais plus exigeante sur l’efficacité et les objectifs. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

L’INDH a tenté dans ses deux premières phases de structurer une ingénierie sociale qui se voulait novatrice sur le souci de concertation et d’émulation pour le projet. Un socle sur lequel il faut sans doute capitaliser pour la nouvelle ère. La montée en gamme ne sera cependant pas une sinécure.

Comme pour toutes les politiques publiques, les ambitions se heurtent souvent à des biais de comportements. Dans le cas d’espèce, ils sont de deux ordres.

D’abord la difficulté à conduire des évaluations, si ce n’est ex post. Dans le scénario idéal, c’est l’expérimentation qui permet de vérifier la qualité de la réforme ou pour emprunter le vocable scientifique, le modèle ou le protocole.

Or, en réalité, ce n’est pas toujours possible, du moins pas à grande échelle et pas dans les délais. Sur un sujet aussi décisif que celui de la couverture médicale par exemple, un test grandeur nature auprès de 420.000 personnes n’a pas empêché le fiasco du Ramed.

Ensuite, la fâcheuse tendance au niveau régional, chez les acteurs publics, tant les démembrements de l’Etat que les collectivités locales, à travailler en silos.

La bataille n’est donc pas encore gagnée. Mais avons-nous tellement le choix?

 

 

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