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    L'Edito

    Stress

    Par L'Economiste| Edition N°:2542 Le 06/06/2007 | Partager

    LA signature récente d’un prêt de 3,4 milliards de DH de la Banque mondiale pour le soutien de la réforme de l’eau a remis à l’ordre du jour ce dossier stratégique. De plus en plus, l’eau devient un enjeu majeur de développement. A l’instar de nombreux pays, le Maroc est confronté à la raréfaction de cette ressource. Ce que les experts appellent le stress hydrique.Bien sûr, dans ce chantier, notre pays ne part pas de rien. Son savoir-faire dans la gestion intégrée de l’eau est reconnu. Sur le plan des infrastructures, l’expérience des barrages a garanti une sécurité d’approvisionnement pour l’eau potable et l’agriculture. Ce dispositif a permis au Maroc de traverser des sécheresses difficiles sans y laisser toutes ses plumes. C’est de notoriété publique, et les institutions internationales le lui reconnaissent. Cependant, il ne faut pas se voiler la face. Le gaspillage de l’eau pour l’irrigation dans l’agriculture est insupportable. La surexploitation des nappes phréatiques fait des ravages. Des périmètres irrigués sont condamnés comme dans le Souss. Le spectacle désolant des vergers grillés par le manque d’eau dans le Guerdane est encore dans les mémoires. Ailleurs, ce sont des lacs qui disparaissent, des sources qui se tarissent. Aux alentours des villes, une véritable pollution a progressivement détérioré la qualité des eaux souterraines. Pour ceux qui utilisent les puits, même dans les villas des quartiers huppés, le risque de contamination par des maladies peut causer de très sérieux dégâts. Aujourd’hui, il est urgent d’arrêter l’hémorragie. D’abord appliquer rigoureusement le principe de pollueur payeur. Ensuite recharger, artificiellement, les nappes géologiquement en mesure de recevoir l’eau. Etre donc sur tous les fronts.Mohamed CHAOUI

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