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    L'Edito

    Sous les drapeaux

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5371 Le 15/10/2018 | Partager
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    On a peu de références, encore moins de concept et de recul pour débattre du service militaire, dont la loi doit être présentée aux Chambres au cours de cette session.

    De plus, comme c’est le Roi qui en a parlé, de nombreux citoyens soutiennent qu’il est interdit d’en reparler. Or c’est exactement le contraire qu’il faut faire. C’est aussi important que l’était la Moudawana, pour laquelle le Palais lui-même avait demandé, et le cas échéant, organisé les débats nationaux.

    Au moins autant que le statut personnel, un service militaire fait bouger les structures matérielles et immatérielles de la Nation. Sans compter qu’on sait peu de choses sur l’armée, ce qui nourrit fantasmes et vraies questions. Les contacts individuels ou familiaux sont rares, puisque l’armée est petite, absente des villes. Ne soyons pas ingrats car elle sait tenir les frontières, et ce sans accident, et qu’elle développe un axe humanitaire tant au Maroc qu’à l’étranger.

    Le service militaire est un bouleversement. Les rieurs ont déjà vu que c’est l’armée qui sera le plus bousculée par l’arrivée des jeunes dans ses casernes. Mais les parents, surtout quand ils ont des filles (3 ménages sur 4!), sont inquiets: ils exigent l’universalité de la conscription, au nom de l’égalité, et la refusent en même temps, au nom du bon sens. Et aussi du danger que peuvent courir leurs jeunes dans un milieu fermé et disciplinaire.

    Quoi qu’il en soit, il est impossible de faire entrer 100.000 jeunes (nés la même année) dans une armée qui compte moins de 200.000 personnes. Encore moins d’y accueillir/recueillir les 2,8 millions de «Ni-ni», que le système a rejeté sans espoir. Mais il faut un principe d’universalité même s’il serait contreproductif de mobiliser des jeunes qui ont un travail, qui sont engagés dans la vie sociale…  Et puis comment éviter la corruption?

    Il y a vraiment matière à partager les idées pour construire un consensus minimum.

     

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