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    L'Edito

    Soulagement

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5681 Le 22/01/2020 | Partager
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    Un jour, ouvrant son robinet, Hassan II vit couler de l’eau trouble. C’était au milieu des années 60, un gros orage avait rendu boueux le Bouregreg où la capitale pompait «au fil de l’eau». C’est là que le Souverain décida de la «politique des barrages, un par an».

    L’histoire est-elle vraie? Pas sûr, mais elle est trop pleine de sens pour la laisser s’échapper.

    L’eau, c’est de très grosses infrastructures. Plus coûteuses que les routes ou les ports. Quand un port ou une route bouchonnent, beaucoup de citoyens le voient. S’ils ont la liberté de le faire, un grand nombre protesteront. L’Etat rectifiera. L’affaire sera close.

    Pour l’eau, c’est une autre histoire. Seules les victimes directes le sauront. Auront-elles le pouvoir de protestation pour infléchir les décisions publiques? Décisions publiques pour lesquelles la concurrence des routes et des ports est terriblement efficace. Qui se souvient des années 70 et des quartiers sans eau, autour de la capitale politique?

    Le pouvoir fut donc logé au Palais, avec un mot d’ordre très simple, et sur le terrain, les technocrates.

    Obéissants certes, mais surtout fiers qu’Australiens ou Californiens viennent voir leurs travaux. La référence, parfaitement exacte, n’est pas mince. De l’eau propre pour tous, tout le temps, et même des bornes fontaines dans les bidonvilles. Qui n’a pas entendu ses amis algériens se plaindre de manquer d’eau au cœur de leur capitale: entre les voisins, la distance est colossale.

    Mais voilà que le confort nous a endormis. Des solutions bricolées sont devenues pérennes. L’agriculture, avec ses deux millions d’hectares arrosés, peine à poursuivre sa croissance... Des chantiers sont en panne depuis des années: cinq ou sept barrages, peut-être huit. Le PJD qui domine le secteur depuis neuf ans, fait le black-out, après avoir éjecté sa sous-ministre, Charafat Afilal.

    Comment ne pas être soulagé de revoir un Roi à la manœuvre?

     

     

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