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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5296 Le 19/06/2018 | Partager
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    Le grand rapport du CESE sur «la protection sociale au Maroc» a momentanément disparu du site du Conseil économique, social et environnemental: des corrections mineures, explique le président Nizar Baraka, par ailleurs patron des Istiqlaliens. On verra bien.

    Ce rapport est un de ces grands dont le Conseil peut être fier à juste titre. La disparition du texte est donc d’autant plus fâcheuse.

    Le Conseil n’est pas une troisième Chambre. Il n’est pas non plus un bureau d’études géant. Il est la voie et la voix par lesquelles on peut améliorer la gestion des affaires publiques, la gouvernance comme on dit aujourd’hui. Rendre ses travaux accessibles à tous les publics est donc sa tâche première.

    En attendant le retour du texte sur le site,  chacun peut juger l’importance de ce travail dans L’Economiste daté du jeudi 7 juin 2018. C’est une analyse qui concerne aussi bien les enfants que les accidents du travail, la santé, les maladies professionnelles, le chômage, le handicap et la vieillesse.

    Dans les gouvernements marocains depuis les années 1960, il y a au moins quatre ministères destinés par statut à l’un des sujets traités par le CESE. Il y en a quatre aussi dans l’actuel gouvernement. Et il y a, en plus, des portefeuilles globalisants comme celui des Droits de l’Homme, en dépit des restrictions que le ministre Ramid impose à la vision universelle du sujet.

    Et pourtant personne, pas plus les ministres que leur parti politique ou les élus ne se sont inquiétés du rapport, où l’on lit que le Maroc s’est mis hors de la communauté mondiale. Il est l’un des pays au monde qui a ratifié le moins de conventions internationales. Pas une seule depuis cinq ans, ajoute le texte. 42 conventions techniques sur le travail attendent toujours, sans que les ministres en charge ne s’en soient occupés…

    Pour un pays qui aspire à un rôle continental, il faudrait peut-être balayer devant sa propre porte. En urgence.

     

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