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    L'Edito

    Service au public

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5098 Le 04/09/2017 | Partager
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    Beaucoup de commissions, beaucoup de généralités dans cette politique de modernisation administrative. Un doute désagréable s’insinue: trop de vieux mots pour dire des espoirs nouveaux. El Othmani va-t-il réussir, là où tant de Premiers ministres se sont cassé les dents? Quoi qu’il en soit, il y met de l’énergie et ne rechigne pas devant la communication.

    La gestion de l’administration a perdu de sa logique. Un slogan avait été inventé par le regretté Abdelaziz Meziane Belfkih (un grand, très grand commis de l’Etat): le «service au public» pour remplacer «service public».  Le petit mot en plus avait eu le pouvoir de ré-inscrire les citoyens sur l’agenda. En fait, c’était le début d’un renversement de tendance. Qui n’est pas allé assez loin. Qui n’a pas eu le temps de poser des références irréversibles. Et ce paradoxalement, en dépit des progrès évidents de la démocratisation.

    On laissera aux sociologues sérieux le soin de comprendre ce qui s’est passé dans le tréfonds des cultures marocaines, pour que le concept du «service au public» ait ainsi capoté sur le chemin. Au point que, vingt ans plus tard, le Souverain lui-même ait été obligé de monter au créneau. En tout cas, on peut aujourd’hui être sûr que la démocratisation n’amène pas avec elle les progrès de procédures.

    On le voit tous les jours. En revanche, elle est ultra-sensible à la démagogie. Elle aime les discours faciles, accusateurs et anonymes, créant des clivages et des haines entre «eux» et «nous», affirmant que tous les malheurs du peuple viennent des crocodiles. Ils préparent en réalité des malheurs plus grands, comme en Turquie, par exemple.

    Et pour l’instant, ces discours sont des freins à l’amélioration de la gestion pour les citoyens. Aussi volontariste qu’il veuille être, le chef de gouvernement reste à leur merci.

     

     

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