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    L'Edito

    Savoir emballer

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5645 Le 02/12/2019 | Partager
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    Les entreprises publiques sont en campagne. Ce n’est pas rien: elles pèsent un quart de la formation brute de capital fixe (les investissements en biens pérennes, FBCF). Elles ont bien senti qu’avec Benchaâboun, il y avait du changement dans l’air. Un changement qui est aujourd’hui accompagné d’un autre petit air de reprise. Si petit qu’il est difficile à mesurer, mais il est là.

    C’est ce qu’il faut pour que le secteur public se bouscule dans le magasin des financements de projets, par l’Etat, donc les contribuables, bien entendu.

    Malgré dix ans de privatisation, il y a plus de 200 entreprises publiques auxquelles il faut ajouter le double de filiales directes. Mais seulement sept d’entre elles font plus de la moitié du chiffre d’affaires, seulement trois payent les deux tiers des dividendes… Et on commence à regretter ceux de Maroc Telecom…

    On notera au passage, que, cette année, le rapport sur les entreprises publiques accompagnant le projet de loi de finances, a amélioré l’exactitude du rendu d’informations. On y parle plus ouvertement que d’habitude. Il reste néanmoins des kyrielles de paragraphes si «langue de bois» qu’ils s’appliqueraient aussi bien à un Etat excédentaire qu’à un Etat en déconfiture.

    Le «savoir emballer» des administrations est sans pareil. D’où le rappel public du ministre des Finances: les contrats-programmes ne sont pas des chèques en blanc. Il n’y aura pas d’argent pour celles qui n’ont ni méthode ni objectif.

    Rappel ô combien nécessaire puisqu’on ne sait pas pourquoi les entreprises publiques ne réalisent, en moyenne que 60% de leur programme d’investissements en accumulant tant de retard de paiement.

    Dans le privé, le PDG et le comptable se retrouveraient en prison: tous les juges seraient sûrs d’être devant des détournements et des abus de biens sociaux.

    Ce qui serait peut-être plus facile à éradiquer que les systèmes de comptes rendus enjolivés. Qui sait?

     

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