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L'Edito

Russie

Par Nadia SALAH| Edition N°:5584 Le 03/09/2019 | Partager
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Le principal allié du Maroc, la France, a décidé d’infléchir sa politique vers la Russie. Le président l’avait déjà dit, en 2018, lors de la «Conférence des ambassadeurs», une réunion de mise au point pour les affaires étrangères. Le modèle n’existe pas au Maroc. Dommage.

Trump fera son possible pour que la Grande-Bretagne nuise à l’Europe et aux Européens. Il faut donc rééquilibrer les relations avec l’Est. Autre raison: il faut éviter que la «petite» Russie soit attirée par l’aimant chinois. Enfin, Moscou a été capable de «faire le job» au Moyen-Orient, réduisant les cas de terrorisme et de migrations.

Pourtant la diplomatie professionnelle a continué à construire des piques anti-Poutine et des tranchées antirusses. Une politique bien servie, il faut le reconnaître et le déplorer, par une coterie philosophico-médiatique parisienne, s’adonnant aux joies de bannir toutes pensées dissidentes.

Le président français est donc revenu à la charge la semaine passée, et ce sur un ton fâché. Il a été assez dur pour employer l’expression «Etat profond», dirigée contre les bureaucraties récalcitrantes.

A Rabat, il n’y a pas de cabale antirusse. Au contraire, la Coupe du Monde de foot en 2018 a été une occasion de découvrir ce pays par le bon bout: guère d’espoirs de gagner, mais des assauts d’idées sympathiques, comme cette publicité montrant un lion coiffé d’une chapka. Néanmoins, difficile d’aller franco contre les choix du meilleur allié.

Certes, les Russes aiment la force, ce que le Maroc essaie toujours d’éviter. Certes, sur le Sahara, ils ont encore des idées du passé, que le risque terroriste redresse à petits pas.

Il est possible de retisser les liens avec Moscou plus ou moins ouvertement, spécialement pour faire valoir les affinités africaines. Et aussi «Les Oranges du Maroc»(1), symbole du commerce, depuis l’URSS.

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(1) Phénomène très rare: un roman a été écrit sur les fameuses oranges, par Vassili Axionov.

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