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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5038 Le 05/06/2017 | Partager
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    Il serait irréaliste de considérer que la régionalisation n’aurait pas son mot à dire dans la conjoncture actuelle. Al Hoceïma montre bien que toutes les régions peuvent exister politiquement, même quand le fond des revendications ne semble pas très clair et parfois contradictoire. L’on s’intéressera ici à la partie intelligible des attentes.

    Celles qui devraient interpeller les populations du nord comme de toute région du pays. Elles sont avant tout sociales et économiques. C’est l’esprit même du discours du Roi de 2015. Le programme demandé de mise à niveau des régions devrait normalement servir d’échafaudage au déploiement des PDR (plans de développement régional). Un virage incontournable  pour  négocier  la recomposition des espaces territoriaux.

    Il suppose une accélération effective des transferts de compétence à l’échelle locale. Démarche qu’il faut négocier, non en transposition de lois et de règlements, mais plutôt en pouvoir réel de décision. Il faut vraiment jouer le jeu.  La déconcentration a bien été le maître-mot de deux tentatives de réforme de l’administration, en 1995 et 2003, mais les résistances et l’archaïsme de l’écosystème local ont refermé très rapidement la fenêtre du changement.

    A décharge pour l’administration centrale, la difficulté à insuffler une nouvelle dynamique tient aussi  à l’incapacité de l’échelon local à répondre aux attentes des citoyens. Echec qui a justifié des reprises en main rapides, qu’il s’agisse de rattraper des gabegies en matière d’urbanisme, ou une crise sur la qualité ou le coût de la gestion déléguée. La forme compte tout autant que le fond.

    La loi organique sur les régions insiste bien sur les impératifs de démocratie participative, vis-à-vis des acteurs au niveau local, les femmes et les jeunes tout particulièrement, mais pour quels résultats?  Faute de cadre, les femmes et les jeunes font maintenant entendre leur voix... dans la rue.

     

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