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    L'Edito

    Revendications

    Par L'Economiste| Edition N°:3587 Le 03/08/2011 | Partager

    La rentrée sociale de cette année a des airs de braises cachées sous les cendres.
    Après toutes les concessions auxquelles s’est livrée le gouvernement ces dernières semaines, qu’on ne s’étonne donc plus qu’un nouveau pas soit franchi avec la destruction de biens publics, d’agressions physiques comme à Safi. Aujourd’hui c’est la crédibilité de notre système qui est en jeu et celle-ci se mesure d’abord à notre capacité à rétablir l’ordre public, la sécurité. En attendant, nous payons le prix de nos faiblesses avec un gouvernement qui semble se défausser sur les entreprises pour qu’elles garantissent des objectifs de sécurité de l’emploi, lorsque lui a été incapable de le faire.
    C’est un peu ce qui se passe à Safi ou encore à Khouribga où l’on semble refiler le mistigri à l’OCP – lequel a pourtant ouvert un chantier de responsabilité sociale collective – comme si le groupe phosphatier était responsable de la misère, du déficit d’industrialisation, d’emplois à Doukkala-Abda. Ce dont on peut s’étonner en revanche c’est que les protestataires montrent qu’ils n’avaient pas confiance dans les dispositifs de reclassement et des perspectives d’emplois.
    Ce qui se passe à Safi est un cas d’école. Avec la baisse de l’activité économique, les causes des conflits sociaux vont sans doute se multiplier à l’avenir.
    Il faut donc se pencher sérieusement sur ce dossier à travers une vraie réforme du marché de l’emploi, une restructuration des mécanismes du travail, à renforcer l’existant en matière de filets sociaux, et surtout en s’assurant
    de la viabilité économique des projets.
    Le traitement des revendications sociales va nécessiter un courage politique que le gouvernement actuel ne semble pas avoir. Espérons que le prochain fasse mieux...

    Mohamed Benabid

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