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L'Edito

Retour à la norme

Par Nadia SALAH| Edition N°:5049 Le 20/06/2017 | Partager
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La Cour des comptes, quelques mois après le Conseil supérieur de l’éducation, met des chiffres sidérants sur les problèmes dont se plaignent les parents, les employeurs, l’opinion publique, les contribuables… et aussi les braves gens qui peuplent encore l’Education nationale.

Le rapport du  Conseil(1) a  parfois donné le sentiment de vouloir rester en dehors du combat: pas de recommandations managériales  hors la formation des enseignants (c’est-à-dire des journées de congé en plus!).

Le Conseil avait obtenu de haute lutte un engagement du gouvernement Benkirane: transformer les recommandations en loi. Ce qui n’a pas été fait. Faut-il ajouter «évidemment»? Au lieu de cela, on a eu le complot du silence entre les ministères de l’Education et le chef de gouvernement pour cacher l’énorme déficit de 16.000 enseignants pour la rentrée 2017-18, alors qu’il y en avait 12.000 qui ne travaillaient pas. En revanche, menaces et remontrances pleuvaient sur L’Economiste quand il a révélé le scandale des centaines de milliers d’enfants sans professeurs pour la rentrée.

La Cour des comptes est nette. C’est la gestion de l’argent public qui l’intéresse et c’est à travers le management désastreux qu’elle montre que les gaspilleurs et les «je-m’en-foutistes» ont pris les rênes du système. Des professeurs, des instituteurs, des maîtres… qui sont des héros, il y en a. Ils sont majoritaires.

Mais ce n’est plus eux qui fabriquent les normes. Ils doivent reprendre le pouvoir. Dans notre dernière enquête politique du 29 mai, sans la moindre ambiguïté,  l’opinion publique marocaine a dit que l’éducation et son ministre Hassad  sont ce qui est le plus important aujourd’hui.

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(1) Cf. L’Economiste des 2 mars, 20 et 21 avril et 19 mai 2017. L’enquête de L’Economiste sur ce que pensent les Marocains du gouvernement du 29 mai 2017.

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