×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Rehausser l’entreprise

Par Nadia SALAH| Edition N°:5560 Le 19/07/2019 | Partager
nadia_salah.jpg

Ce n’est pas bon signe: pour la 2e fois en six mois, le président de la CGEM doit se justifier, «tente» de se justifier, disent les mauvaises langues. Pour la 2e fois, la pression de l’environnement et de ses pairs est devenue trop forte pour l’ignorer. Alors que son colistier, Mekouar, vient de rendre son tablier!

On l’accuse de faire trop de voyages, ce qui est une pique vétilleuse, une critique mesquine. Néanmoins, quand on est un pays formé d’autant de petites et toutes petites entreprises (pour lesquelles un voyage coûte cher), il faut tenir compte de cet état d’esprit. On a connu au président Mezouar un meilleur sens de son environnement.

Ensuite, c’est plus grave, il n’a pas été là lors des boycotts. Certes, il venait de sortir des urnes, mais il a raté l’occasion de son mandat.  L’occasion de grandir la Confédération et son propre fauteuil, l’occasion de démarquer et rehausser les conceptions de l’entreprise. Il en a les capacités.

Dans cette affaire essentielle pour l’économie du pays, le président a aussi raté l’occasion de s’affranchir des couardises gouvernementales. Et ce, alors que ses électeurs comme ses opposants attendaient de le voir se détacher des calculs politiciens.

Aujourd’hui, on n’est même pas sûr que son silence obstiné soit un calcul politicien, comme chez les responsables gouvernementaux, d’ailleurs.

Sur la pandémie des retards de paiement publics ayant tué quelque 5 à 8.000 entreprises par an, la CGEM a été absente, alors qu’il fallait jouer de tout son prestige et de sa force de conviction pour stopper cette course à l’abîme.

Ses prédécesseurs, Miriem Bensalah, la plus pugnace de tous, My Hafid Elalamy, Hassan Chami et même le discret Mohamed Horani, ont payé de leur personne pour la Confédération. Ne parlons pas de Lahjouji ou de Bennani-Smires qui ont pris des risques réels dans des affrontements 100% politiques.

Les entreprises de ce pays le valent bien.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc