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L'Edito

Ratios

Par L'Economiste| Edition N°:984 Le 28/03/2001 | Partager

Passez pour un grand manager, sortez des ratios. C'est facile à calculer, une simple règle de trois, mais ça fait scientifique. Ils peuvent justifier n'importe quelle politique, surtout s'ils ont une couleur internationale.Le CNME de la semaine dernière promet aux banques des ratios de solvabilité et de risque plus rigoureux. Le ministre des Finances et le gouverneur de BAM veulent des banques plus sécurisées. Ils ont raison. Les candidats au crédit d'entreprise et de consommation sont avec eux, mais ils croient que les banques sont déjà beaucoup trop prudentes. Car les ardoises du CIH et de la CNCA, qui incitent à une nouvelle vigilance, ne sont pas le fait de la masse des clients, qui reçoivent 100 de crédit quand ils donnent 200 de garantie. Ils ne sont pas le fait du chef d'agence du coin qui remplit un tas d'imprimés pour les directeurs du siège, qui décident selon leur bon vouloir. Les ardoises sont le fait de politiques, qui ont intervenu pour donner des instructions téléphoniques, sans traces, pour octroyer des crédits à d'autres politiques. Et les politiques, qui faisaient la politique monétaire, n'ont rien vu. Quant au crédit à la consommation, il a dérivé, parce que les mêmes qui font la politique économique n'ont pu relever le pouvoir d'achat.La masse des bons clients bancables de demain ne devrait pas payer pour les mauvais clients du passé. Un tour de vis supplémentaire, dans les faits ou les esprits, freinerait l'économie, alors que le vrai problème des banques n'est pas de trop distribuer, mais de ne pas en distribuer assez.Il faudrait trouver un ratio d'engagement minimal, notamment pour l'investissement, avec sanctions. Cela inciterait les banquiers à une approche un peu plus commerciale, du guichet aux états-majors. Au passage, il faudrait imposer un ratio aux interventions politiques, car là est le vrai risque.Khalid BELYAZID

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