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L'Edito

Quand on veut…

Par L'Economiste| Edition N°:1656 Le 05/12/2003 | Partager

Croisons les doigts: c'est un vrai profil de reprise qui se dessine dans les données des neuf premiers mois de 2003. Tout y est: les crédits pour les entreprises, les grands travaux, la hausse des importations de biens d'équipement, un petit reflux du chômage, l'explosion de la demande d'électricité, l'augmentation des recettes fiscales… Et même une bonne croissance de la consommation des ménages. Cette dernière est si bonne qu'elle détourne une part des exportations à son profit. On dirait même qu'il y a un point noir juste pour faire joli dans le tableau des bonnes nouvelles: les administrations continuent de consommer trop en produisant peu. On a l'habitude… mais c'est une très mauvaise habitude. Il ne faudrait pas que cela redevienne une drogue comme dans les années 70, car cette drogue-là ne fabrique que de la pauvreté.Le taux de croissance du pays doit donc être revu à la hausse. Il gagne un point de plus: 5,5% au lieu de 4,5. C'est loin d'être négligeable. C'est d'autant moins négligeable que ce point additionnel ne vient pas uniquement de la bonne récolte de céréales l'été dernier. Il vient aussi de la production industrielle, où pourtant la star textile-cuir traîne la patte. Quant au tourisme, activité pivot, il avait tout pour se porter très mal: guerre d'Irak, attentats à Casablanca… Et le voilà qui, au contraire, va terminer honorablement son exercice. Il efface même son recul de l'année dernière, où il n'avait pas été bon du tout et ce sans raison évidente.Pas d'erreur, le Maroc se sent nettement plus à l'aise dans sa peau. Après toutes ces années de vague à l'âme, où les enjeux politiques l'emportaient sur tout, c'est le retour à la primauté de l'économie et de ce qu'elle doit apporter à la vie des gens. Mais il faut souligner fortement une chose: en 2003, il n'y avait pratiquement que des motifs de se plaindre, et pourtant, c'est en 2003, qu'après des années de morosité, que la reprise se produit. La preuve est faite: quand on veut, on peut.Nadia SALAH

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