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L'Edito

Productivité

Par L'Economiste| Edition N°:2743 Le 27/03/2008 | Partager

Le gouvernement promet une hausse de 10% du Smig. Ainsi la progression du salaire minimum repassera devant la progression des prix… Ce ratio ne dit rien de deux éléments pourtant fondamentaux: notre productivité et notre place dans le monde.La grève des ouvriers roumains, fabriquant la célèbre Logan, remet en cause la place de ce pays européen dans la stratégie de Renault. Aussitôt, le Maroc et la Somaca se sont sentis pousser des ailes: la perte assurée, momentanée ou durable, de la compétitivité roumaine ouvre une opportunité immédiate pour la Maison Maroc, ses emplois et ses exportations.Mais il faut en tirer les leçons. Nous devons prendre garde qu’avec l’augmentation du Smig sans l’augmentation au moins équivalente de la productivité, le Maroc ne se mette lui-même dans la position de la Roumanie. Pour un petit gain immédiat, le risque est évident d’accumuler des pertes colossales d’emplois et de niveau de vie. Le Maroc ne doit pas être une Roumanie, en sciant la branche sur laquelle il est assis.Mais, dira-t-on, Renault n’est que Renault, une multinationale parmi d’autres. Ce qui compte, ce sont les politiques des Etats.Oui, bien sûr. Mais là encore, nous avons l’exemple à ne pas suivre: une erreur commise à l’échelle d’un Etat. C’est la France, lorsqu’elle décida de passer aux 35 heures, sans s’occuper ni de sa productivité, ni de sa place dans le monde. Là encore, le Maroc a remarquablement profité de la situation en attirant des entreprises ne pouvant plus survivre en France. Combien de centaines de milliers d’emplois et d’opportunités commerciales perdus, partiellement récupérés par le Maroc? Prenons garde, ici aussi, à ne pas reproduire cette dangereuse erreur, en négligeant de faire des efforts très sérieux sur la productivité, à commencer par l’organisation et l’intensification du travail comme par la rationalisation de tout le tissu économique en échange de l’augmentation des salaires.Nadia SALAH

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