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    L'Edito

    Pots-de-vin

    Par L'Economiste| Edition N°:2144 Le 03/11/2005 | Partager

    Voilà un chantier pour lequel l’avènement du gouvernement d’alternance avait apporté beaucoup d’espoir: le programme anticorruption. On se souvient encore des fameuses campagnes de moralisation de la vie publique, des projets de fonctionnaires badgés… Quelques années plus tard, les ambitions se sont émoussées. Il ne faut donc guère s’étonner qu’en 5 ans, le Maroc ait perdu 41 places dans le classement Transparency. La petite corruption continue de faire des ravages dans de nombreuses administrations, nous rappelant une époque que l’on aurait souhaité révolue. L’inflation de dessous-de-table contamine aussi le monde des affaires où des marchés publics sont attribués, de gré à gré, dans des conditions opaques, sans que le gouvernement ne se sente obligé de rendre des comptes. Les pouvoirs publics doivent réaliser que la situation est aujourd’hui très grave: il en va de l’image du pays, de l’attractivité des investissements, de l’épanouissement de la société. Le pot-de-vin est banalisé. C’est comme si les entreprises et les concitoyens avaient appris à composer avec, dans le cours normal des choses. C’est comme si des pouvoirs occultes narguaient les instances officielles parce qu’ils se sentaient intouchables.Il ne faut pas tomber dans l’explication simpliste de la déliquescence des valeurs ou encore de l’affrontement entre sociétés ancienne et moderne. La corruption n’est pas non plus l’apanage des sociétés bureaucratiques ou des oligarchies, mais touche aussi les économies libérales à des degrés plus ou moins différents. Mais il y a néanmoins certains facteurs favorisants. Lorsque les monopoles persistent, lorsque l’administration perd de vue la portée des notions d’intérêt général, de service public, lorsque les verrous juridiques sont insuffisants et la quête de pouvoir animée par des ambitions d’enrichissement et d’affairisme... alors là, la bataille est perdue d’avance.Mohamed BENABID

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