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    L'Edito

    Polycliniques

    Par L'Economiste| Edition N°:2541 Le 05/06/2007 | Partager

    La CNSS entend concéder la gestion de ses polycliniques. C’est peut-être la plus sage décision que la Caisse ait eu à prendre au cours de ces dernières années. En plus d’être un gouffre financier, que la Caisse est acculée tout le temps à éponger, la qualité des soins n’est pas encore au rendez-vous. C’est l’un des chantiers sur lesquels travaille la nouvelle équipe pilotée par Saïd Ahmidouch, à l’expertise avérée dans les sujets de protection sociale et d’assurance. Celle-ci a libéré la gestion de la CNSS de ses entraves et notamment du pouvoir stérilisant d’un syndicalisme archaïque et d’anciennes procédures de passation de marché qui auraient pu donner lieu à certaines tentations. C’est ce qu’on a vu avec l’appel d’offres pour les cabinets de courtages et les compagnies d’assurances. C’est ce qu’on remarque aussi pour le projet de concessions des polycliniques. Cette rupture d’approche a désorienté pas mal de boussoles. Mais le déminage n’arrange pas forcément les affaires de tous. On comprend qu’un tel marché (13 unités, un millier de lits et 50 plateaux opératoires) fasse rêver bon nombre de médecins toujours mécontents mais aussi toujours immobiles et sans cesse à la recherche de recettes miracles qui exonèrent de remises en question inconfortables. Les médecins marocains se sentent exclus de l’appel à présélection. Car confrontés à la base à un problème de statut qui les empêche de se constituer en société commerciale. Mais à qui la faute? Est-ce à la CNSS qui veut à juste titre bien goupiller cette opération, en prenant le moins de risque de casting, car il n’y a pas de stratégie d’excellence médicale sans une politique de gestion efficace, d’investissement de moyen terme et donc de profitabilité. Ou est-ce à l’état de grâce juridique où en réalité les médecins trouvent aussi leurs comptes, car une transformation se traduira forcément par plus de visibilité au niveau fiscal.Mohamed BENABID

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