×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Peps

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    Dans sa physionomie actuelle, et à moins d’un rattrapage majeur au Parlement, ce n’est sans doute pas le genre de projet de budget qui ferait fantasmer les Marocains. Les finances devront en tout cas se faire violence pour convaincre des vertus thérapeutiques du pack 2020.

    Les arguments pour une rapide prise en main ne manquent pourtant pas alors que se multiplient un peu partout dans le monde de bien inquiétants foyers de tensions sur fond de crise. L’hypothèse d’une coloration sociale du budget aurait été judicieuse si elle sous-tendait une approche globale qui transcende la logique du chéquier, laquelle n’a pas encore fait ses preuves.

    S’engager sur le dialogue social à hauteur de 5,3 milliards de DH pour 2019 et  6 milliards de DH pour 2020 ne rassure guère sur la capacité à redresser le pouvoir d’achat quand l’enjeu n’est pas tellement de dépenser plus, mais mieux.

    Le pays continue de croire à de rares ressorts pour sa croissance comme pour la consommation interne. Sauf que le modèle semble toujours sous perfusion pour une manne qui s’appuie en partie sur l’endettement des ménages (cf. notre édition du 18 octobre 2019), c’est-à-dire une arme à double tranchant tant qu’elle interpellera  sur la question de sa soutenabilité.

    C’est peu dire aussi que le point d’inflexion sur le pouvoir d’achat suppose plusieurs niveaux d’intervention au vu des nombreuses variables qui le déterminent.

    Au-delà du croisement classique revenus d’activité patrimoniaux/prélèvements sociaux/inflation, c’est aussi le poids de tout un ensemble de transferts monétaires, lesquels grèvent les ménages, toutes classes confondues, en raison de services publics défaillants (santé, transports, école…), qui préoccupe. Sur ce front, les lois de finances se suivent, mais ne règlent rien sur le fond. Pour cette fois encore, le peps n’est pas au rendez-vous.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc