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L'Edito

Paroles de femmes

Par L'Economiste| Edition N°:2730 Le 07/03/2008 | Partager

8, 10, 15 ou 30, quelle différence? Mars, juin ou octobre, là aussi quelle différence? Est-ce bien utile de rappeler une date anniversaire juste pour se donner bonne conscience? Finalement, c’est peut-être nécessaire de se rappeler au bon souvenir de ce bon vieux 8 mars, d’évoquer les avancées mais aussi les flagrantes marches arrière. La femme est encore considérée comme citoyenne de seconde zone pour de nombreux aspects des droits civils et familiaux. Au moment où le pays en découd avec la montée de toutes formes d’extrémisme, de nombreuses ONG continuent de dénoncer des comportements d’un autre âge. Les lois ont changé, pas les mentalités ni les bonnes traditions féodales.Certes, toutes les femmes marocaines ne vivent pas les mêmes réalités. Mais beaucoup d’entre elles ne savent pas encore ni lire ni écrire, ont des accès limités aux soins de santé, subissent des discriminations salariales et, à l’embauche, des violences verbales et physiques. «T’es qu’une femme, après tout», est bien ce qu’elles entendent trop souvent. Ne perdons pas de vue qu’il ne s’agit pas que d’ignorance et d’analphabétisme féminins, mais de la tendance générale due à une déficience de culture des droits humains. S’ajoute cette identification quasi névrotique à la religion pour tous les aspects de la société. Ne le nions pas toutefois, la société a évolué avec l’adoption d’un poids lourd qu’est la Moudawana (mais qui ne vaut que par l’application qui en est faite), des femmes patrons d’entreprises, allant sur des terrains réservés aux «mâles», occupant de hauts postes dans l’administration. Saluons aussi toutes ces femmes qui travaillent pour que leur quotidien s’améliore, pour dire non à l’intolérance, pour dire non à la femme «hachak», malheureusement dans un Maroc toujours aussi macho. Alors, pour ce 8 mars, «soyons des hommes»…, paroles de femmes!Meriem OUDGHIRI

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