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    L'Edito

    Oups!

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4943 Le 20/01/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

    Volée de bois vert bien méritée pour la Société marocaine d’ingénierie touristique!  La Cour des comptes a relevé un colossal gaspillage d’argent, de temps et d’énergie dans cette entreprise publique stratégique. En effet, le tourisme est le secteur qui crée le plus d’emplois et de valeur ajoutée à investissement égal. Le Maroc n’a pas les moyens de refuser cela.
    La Cour des comptes est une cour, où les dossiers sont construits (il faut dire: «instruits») de manière contradictoire. Les magistrats enquêtent, puis envoient leurs analyses et conclusions aux établissements et ministères concernés, pour que ceux-ci répondent. Enfin, l’ensemble de ces travaux est mis à la disposition du public.
    Dans ce cas, la réponse du président du directoire, Imad Barrakad, et celle du ministre du Tourisme,
    Lahcen Haddad, sont au moins aussi intéressantes que les 120 pages de la Cour.
    Dans le texte de la Smit, on relève, entre autres, des erreurs de concordance des temps, d’autant plus spéciales qu’elles tendent à effacer la responsabilité.
    Quant aux arguments du ministre, tuteur de l’entreprise publique, ils ne manquent pas de sel. On y lit, par exemple, que de 2010 à 2015, 118 milliards de DH ont été investis et que 53.000 lits ont été créés. Outre le fait que c’est la création de lits la plus lente depuis le début de la politique touristique, le contribuable y apprend que, grâce à la Smit, le lit revient à plus de 2 millions de DH l’un. Et puisque nous sommes en si bon chemin, on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer, quand le ministère demande de ne pas tenir compte des données qu’il a fournies et invite à prendre celles de la Smit (page 4, en haut). Oups!
    En un mot, c’est la «foire». Il n’y a pas grand-chose dans le droit qui punisse «la foire».
    Reste le Parlement: un espoir ou une illusion?

     

     

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