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L'Edito

Moutons noirs

Par L'Economiste| Edition N°:3608 Le 05/09/2011 | Partager

La ministre de la Santé publique gagne une manche judiciaire contre une poignée de propriétaires de cliniques. Ceux-ci refusent de se conformer aux normes en dépit des risques qu’ils font sciemment peser sur leurs clients.
Incroyable mais vrai: depuis 1994, des propriétaires de cliniques privées échappaient aux contrôles exigés par la loi. Et ce, grâce à la passivité des ministres successifs de la Santé publique et du Secrétariat général du gouvernement (au bout de 17 ans, on se demande si le mot «connivence» ne conviendrait pas mieux que celui de «passivité»!). Pour rappel, il y a un peu plus de 330 cliniques au Maroc; 140 ont été enfin inspectées sur ordre de Baddou. Seulement 15 ont refusé de se mettre en conformité avec les normes. Plus inquiétant, au lieu de s’occuper de la sécurité de leurs clients, ces propriétaires ont préféré engager une série de pressions et menaces, y compris à l’égard de la presse, pour obtenir l’impunité.
Dans un premier temps, l’Ordre des médecins s’était lancé dans la défense des contrevenants. Puis, découvrant l’ampleur des manquements et la mauvaise foi des fauteurs de troubles, l’Ordre s’était réfugié dans son habituel silence quand il s’agit de défendre la santé des citoyens. Restait plus que le syndicat ad hoc pour soutenir sans rougir qu’une salle d’opération avec une fenêtre sur la rue n’est qu’un manquement mineur aux règles médicales (sic).
La semaine passée, un groupe de médecins s’est organisé pour développer le tourisme médical dans le Royaume. Leur proposition se tient parfaitement: ils sont aux normes marocaines et internationales, régulièrement visités par des experts indépendants en plus de ceux de la commission de la Santé publique. Le drame pour eux, c’est cette poignée de confrères indélicats qui continuent, menaces à l’appui, de refuser de se mettre à niveau, jetant ainsi le discrédit sur tous les médecins du Maroc.

Nadia SALAH

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