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L'Edito

Mise à niveau

Par L'Economiste| Edition N°:1571 Le 29/07/2003 | Partager

Il n'y a pas si longtemps, personne n'aurait donné bien cher de la peau de Somaca, entreprise publique vieillie, lente et bureaucratique, concurrencée férocement sur son propre marché par toutes les marques mondiales de voitures. Beaucoup disaient même que cela ne valait pas le coup de tenter de sauver la Somaca.Et la voilà vendue et bien vendue à Renault, qui n'a pas l'habitude de jeter l'argent par les fenêtres ou de s'engager à la légère.L'opération, qui a demandé énergie et détermination, devrait mettre du baume au coeur de toutes les entreprises, privées et publiques, qui ont une mise à niveau à faire.Car c'est bien de cela qu'il s'agit: gérer et réussir une mise à niveau.Sur le papier, rien ne correspondait, rien n'allait: un marché bien trop petit pour permettre l'idée même d'économie d'échelle, une tradition industrielle trop courte, des syndicats trop forts, une concurrence trop grande, une situation géographique trop pénalisante, et pour couronner le tout un actionnaire pénible, l'Etat, et les terribles difficultés du principal client, Fiat. Une situation on ne peut plus sombre: sur le papier tout condamnait l'entreprise à la fermeture.Et pourtant, dans ces ruines programmées, quelques hommes déterminés ont vu l'opportunité de remonter la pente sans s'engager dans le cycle infernal des perfusions budgétaires. Il était là le premier danger de l'opération: croire qu'en rajoutant indéfiniment de l'argent, la situation allait miraculeusement changer. Les vraies mises à niveau sont à la fois plus simples et plus compliquées: elles dépendent de la volonté, de la compétence et de l'organisation des hommes, pas de l'argent qu'on y ajoute. En faisant des finances, des taux d'intérêt ou de leurs banquiers, la condition sine qua non de la mise à niveau, les entreprises se trompent d'adresse. Leur trésor de guerre se trouve déjà chez elles, et elles seules peuvent le mettre en valeur.C'est la leçon de la Somaca.Nadia SALAH

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