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    L'Edito

    Maillon

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5506 Le 30/04/2019 | Partager
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    La crise de mécontentement que concentre l’aéroport Mohammed V s’éternise. Elle oblige à poser rapidement plusieurs questions.  A commencer par celle de sa gestion.  Qu’est-ce qui a buggé dans l’organisation au point de dissiper les bénéfices et l’effet vitrine négociés avec le lancement du Terminal 2?

    La grève d’un des prestataires du handling ne semble être qu’une partie de l’explication. Ce qui frappe avant tout c’est l’illisibilité de la stratégie, si elle existe, pour refluidifier le trafic et surtout rassurer les usagers.

    Plus inquiétant: la réapparition d’indices de nivellement par le bas, comme ces intermédiaires informels qui profitent de la situation en monnayant leurs services auprès des voyageurs. Ce qui conforte la situation de chaos.  On le sait l’aéroport reste l’une des premières infrastructures à être interpellées sur les impératifs d’attractivité-pays.

    A fortiori dans un exercice où la pression et la concurrence sont très vives entre destinations. C’est là où commence l’effet prescripteur des primo-visiteurs sur la perception d’un pays, l’envie d’y retourner ainsi que les recommandations auprès d’autres voyageurs.

    Cette expérience est un tout, elle va jouer sur les délais des différentes formalités: check-in et check out, vérification des passeports, douane, récupération des bagages, mais aussi sur d’autres éléments en bout de chaîne: qualité des dessertes vers et en provenance de l’aéroport. Il suffit qu’un maillon soit fragile pour que tout s’effondre.

    Face à une gestion aéroportuaire aussi catastrophique, la tentation est grande de chercher un brin de performance dans le privé. Sans aller jusqu’à cautionner la vieille mécanique du PPP-gestion déléguée-privatisation (laquelle ne constitue pas à tous les coups la solution miracle), il faut surtout s’arrêter sur ce que ce feuilleton charrie: une nouvelle opération-vérité sur la qualité du service public.

     

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