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L'Edito

Lucidité

Par L'Economiste| Edition N°:1871 Le 08/10/2004 | Partager

Calendriers budgétaireet parlementaire obligent, le gouvernement met les bouchées doubles pour boucler son projet de budget. La note de présentation confirme d’ores et déjà quelques inquiétudes. Comme il fallait s’y attendre, la marge de manœuvre budgétaire risque d’être handicapée par la hausse des dépenses de fonctionnement et surtout l’explosion des charges communes (Caisse de compensation notamment). Encore faut-il préciser que les postes de dépense ne sont pas définitifs. Il faut tenir compte de la gourmandise des ministères, toujours tentés de réclamer des crédits supplémentaires, et aussi des scénarios optimistes retenus pour le budget, entre autres un prix du baril à 35 dollars, alors que le cours frôlait jeudi les 53 dollars.Côté recettes aussi, personne n’est en mesure de cautionner les prévisions pour le budget 2005. Le gouvernement reconduit 12 milliards de DH au titre des recettes de privatisation, soit la même que pour 2004. Or, cet objectif est loin d’avoir été atteint pour ce dernier exercice. Pour 2005, à moins que Maroc Telecom ne sauve la mise, on voit donc mal comment ce niveau de recette pourrait être au rendez-vous. Certes, s’il y a dérapage, le gouvernement pourra toujours ajuster ses prévisions à travers les budgets rectificatifs. La procédure le prévoit d’ailleurs. On aurait souhaité que l’Etat ajuste surtout le traitement de ses déficits. On regrettera aussi qu’il n’ait pas su profiter des années de vaches grasses pour réduire son train de vie et qu’il n’ait pas su non plus anticiper certaines dépenses qui alourdissent le déficit. Par exemple, les 11 milliards de DH que l’Etat est aujourd’hui obligé d’injecter, en s’endettant, pour sauver les retraites des fonctionnaires, auraient été salvateurs pour le budget. Faute de lucidité, c’est trop tard.Mohamed BENABID

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