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L'Edito

Liberté

Par Nadia SALAH| Edition N°:5755 Le 06/05/2020 | Partager
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S'est-il passé quelque chose d’important? Peut-être. En luttant contre la loi 22-20, dite des fake news, pro­posée par le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader, l’opi­nion publique a usé du concept «liberté».

Reprenons les faits. Les Ma­rocains se plaignent du nombre invraisemblable de fausses nou­velles, des attaques personnelles ou de remèdes de charlatans circulant sur les réseaux sociaux ou chez des newsletters peu consciencieuses.

L’anonymat, la rareté des plaintes et des sanctions donnent un sentiment d’impunité… au point que même le ministre de la Justice a parlé de «vide juridique». Ce qui est évidem­ment faux. Les attaques, les dénon­ciations calomnieuses, la diffama­tion, les fraudes, le boycott… sont des délits largement couverts par les lois existantes.

Il est étonnant que la loi vienne d’un USFPéiste, dont le parti a payé cher ses batailles contre une justice discrétionnaire. Passons, sans ou­blier de dire que la police prend les plaintes des citoyens très au sérieux. Encore faut-il se donner la peine de se plaindre.

Les protestataires ont fait tom­ber le projet 22-20, et ce en usant du concept de liberté. On se souvient que l’une des critiques de la Mou­dawana était le refus à plus de 80% de laisser aux filles majeures le droit de se marier sans l’autorisation des parents. La liberté de conscience a été refusée tout net dans la Consti­tution.

Tout récemment, la réussite des masques a failli s’écraser contre le mur de la répartition, rempli d’in­terdictions de toutes sortes. Glo­balement, la culture marocaine se méfie de la liberté. Seuls quelques-uns franchissent le tabou. Pourtant, si l’on veut vraiment le dévelop­pement d’un pays sans ressources naturelles, il faudra bien en passer par là.

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