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    L'Edito

    Les papillons

    Par L'Economiste| Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager

    Selon la loi, le CDVM, gendarme de la Bourse, doit «s’assurer de la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières». Le CDVM explique lui-même son rôle. Sur huit points, le cinquième est entièrement consacré à la qualité de l’information fournie aux épargnants, qualité dont le Conseil est le seul comptable: il «s’assure que les émetteurs respectent leurs obligations (…) et rendent publique toute information importante pouvant avoir une influence sur le cours (…) ou sur le patrimoine des porteurs».
    Ce n’est pas le travail du gouvernement de veiller à l’information. Le  gouvernement est «éclairé par le Conseil» pour la réglementation et uniquement pour cela. Sur ce point précis, le CDVM ne peut pas arguer d’hypothétiques directives du ministère des Finances, et encore moins laisser entendre qu’il y  en a, ce qui accroîtrait le désordre du marché.
    Or, des désordres du marché, il y en a bien assez en ce moment. Ne voilà-t-il pas, qu’après les péripéties de la Snep, une deuxième affaire agite le monde économique, avec la saisie de certains comptes d’Alliances sur demande d’Holmarcom, deux groupes fortement présents en Bourse, soit directement, soit indirectement. Le titre est impacté, le patrimoine des porteurs aussi.
    Pour le CDVM, ce ne sont pas des affaires faciles, mais il n’a pas été créé pour «regarder voler les papillons sur fond de ciel bleu». En ce moment, il néglige ses obligations premières. Il provoque la déchéance d’un instrument majeur des finances du Maroc, justement quand le Royaume construit un hub financier continental...
    Ni le ministère des Finances ni la primature ne peuvent laisser sans intervenir se dérouler ainsi le scénario d’une destruction de la Bourse à cause d’un Conseil manquant à ses tâches élémentaires.
     

    Nadia SALAH

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