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    Par Nadia SALAH| Edition N°:4958 Le 10/02/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

     

    Espérons que cette année, les exposants  au Salon du livre n’auront pas à cacher le Shâhnâmeh, la légende des rois de Perse, composé il y a plus de 1000 ans et  illustré de miniatures. En effet, lors du dernier salon, ce livre-monument de la culture mondiale avait attiré la haine du ministre de la Communication. Il voulait censurer ce chef-d’oeuvre, comme il avait censuré, quelques semaines plus tôt, une revue de sciences au motif qu’elle publiait deux petites reproductions de miniatures.
    Dans un contexte d’ignorance, portée au rang de politique officielle, il est difficile de faire la promotion de la lecture. Mais le problème du Maroc avec les livres, sur papier comme sur écran, ne vient pas seulement de la censure: ce serait trop facile.
    Trois études sérieuses détaillent le comportement des Marocains face à la lecture. Les chiffres vont tous dans le même sens: le temps de lecture, le nombre d’ouvrages publiés… donnent des scores si bas qu’ils en sont gênants, honteux (voir notre analyse en pages 10 et 11). 
    Le niveau est si bas qu’on ne peut plus se contenter d’accuser les libraires, les éditeurs ou les auteurs. Le mal est plus enraciné, plus profond, plus grave; avec des conséquences dramatiques.
    Le manque de lecture produit  immanquablement l’ignorance, alors que lire permet  évidemment d’acquérir les compétences des autres. 
    Plus complexe: par rapport aux autres formes de communication, seule la lecture (surtout la lecture se développant sur des textes longs) enrichit la production d’idées, favorise la structuration de la pensée. Inversement, négliger de lire, c’est se livrer sans défense à ceux qui se font mission d’embrigader les esprits pour kidnapper le pouvoir.  
    Rien que pour cela, il faut une politique de lecture comme on a une politique des infrastructures.

     

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