×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Le poison

Par Nadia SALAH| Edition N°:5804 Le 15/07/2020 | Partager
nadia_salah.jpg

La semaine dernière, on croyait avoir atteint les sommets de la désorganisation, des passe-droits ministériels et de la pagaille administrative.

Pas du tout. Le meilleur était à venir. Lundi matin voilà qu’on confine toute la ville de Tanger, le deuxième poumon industriel du Royaume. C’est la carte de visite mondiale du Maroc. Quelques villages annexes sont-ils inclus? La zone industrielle? Oui? Non? On ne sait pas. Des trains sont en rade. Des voitures coincées…  Que dire des gens, des braves gens qui ont eu le sentiment d’avoir été fait prisonniers dans leur propre pays?

Un mot: le bazar.

Six heures plus tard, on déconfine Tanger. Théoriquement, les autorités doivent lâcher les bus, les trains et les gens. Mais où est donc le communiqué de l’Intérieur? Avez-vous vu le communiqué? Il est passé par ici, il repassera par là, dit la comptine des petits enfants.

Nouveau bazar.

Puis le soir, un troisième communiqué du ministère de l’Intérieur, méchant et menaçant celui-là: «Gare à vous si je vous attrape». Quelques caïds et chioukhs se sentent pousser une belle crinière de lion dominateur.

Le désordre augmente. En effet, les Marocains sont des gens conciliants et obéissants, certes, mais cela dépend de qui les mobilise.

La coronavirus tue peu, sauf si on n’est pas équipé pour soigner. Outre les médicaments, bon marché, les gros équipements sont chers. La vraie question n’est pas de compter les tests et les cas positifs, c’est de savoir si on a ou pas une marge d’équipements pour soigner les cas graves. Mais ceci est, semble-t-il, un secret d’Etat.

Le gouvernement use et abuse de l’état d’urgence. Or c’est un poison socio-politique: la dégradation du service au public, en quelques semaines, le prouve.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc