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L'Edito

Le démon qui n’existait pas

Par Nadia SALAH| Edition N°:5620 Le 23/10/2019 | Partager
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Pris la main dans le sac! L’Etat est pris la main dans le sac en imposant une loi qui n’existe pas. 

Depuis plus de trente ans, le Maroc a signé et fait passer dans ses propres textes, toutes les conventions internationales interdisant les restrictions de circulation des livres et œuvres de l’esprit.

Pour la petite histoire, le Maroc a déjà failli se faire prendre, par inadvertance, à la fin des années 1980. Il avait créé une taxe d’importation et oublié d’en exclure les livres.

On ne taxe pas les livres, un point c’est tout. Sinon, gare à l’image!

On ne les taxe pas. On ne les interdit pas non plus. Seule la justice peut le faire.

Le Maroc vient de se mettre en très mauvaise position. Le Maroc? Pas sûr qu’il en soit responsable pourtant, c’est lui qui portera l’opprobre.

On a supprimé le ministère de la Communication, dont on ne voit plus très bien à quoi il sert: les ministères et les entreprises publiques font leur propre communication, ou non-communication; la réforme donne autonomie aux métiers de l’information…

Mais il avait dans ses entrailles un honteux démon: le visa des importations de livres. Il est là sans y être, puisque le Maroc a approuvé les traités internationaux ad hoc.

Ce démon de la censure est pire qu’un mauvais texte. Un texte imbécile qui voudrait que les Marocains ne lisent pas sur le papier ce qu’ils trouvent sur leurs écrans; qu’ils n’achètent pas ici ce qu’ils peuvent se faire livrer par la poste ou par porteur et payer avec des cartes bancaires marocaines...

Ce visa n’existe pas. Nul ne peut effrayer de bons commerçants comme les libraires dans la tenue de leur magasin.

Au fait, est-ce le Maroc ou des Marocains qui appliquent à d’autres Marocains, citoyens comme eux, des interdictions qu’aucun texte ne leur donne le droit de faire? Et ce dans l’anonymat protecteur d’administrations mal tenues?

Que voilà de vertigineuses questions!

 

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