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L'Edito

La confiance

Par L'Economiste| Edition N°:3501 Le 05/04/2011 | Partager

Il y a deux débats, bien différents, sur la réforme de la Constitution.
Pour les acteurs politiques classiques, la réforme doit opérer une nouvelle répartition des pouvoirs entre les différents organes de l’Etat. Un nouvel équilibre, où chacun y va de sa position, de son cumul historique, de son audace plus ou moins grande…
Pour tous les autres, c’est-à-dire pour la grande majorité de la population, les attentes portent quasi tout entières sur une nouvelle gouvernance des affaires publiques.
L’opinion publique a une perception pragmatique de la politique et de la Constitution. Elle veut un régime politique qui garantisse une gestion optimale, transparente des affaires publiques.
Les citoyens se plaignent de gabegie, de corruption ou d’abus de pouvoir… ils parlent bien de la bonne gouvernance. Et de rien d’autre.
Lorsque la Cour des comptes s’est mise à publier ses rapports, l’accueil de l’opinion publique a été extrêmement favorable. La déception est à cette mesure, parce qu’il n’y a pas eu d’effet, ni administratif ni judiciaire. Or, à quoi bon répertorier les fautes de gestion et les abus de biens publics, si nulle sanction, nulle amélioration ne suit!
Quand il y a une aussi forte attente sur les questions de gestion des biens publics, il serait très opportun et très sage de renforcer, d’affiner le rôle et les attributions de la Cour des comptes dans la prochaine Constitution. Pendant qu’on y est, de renforcer fortement et d’affiner aussi les attributions des Cours régionales.
Il serait erroné de limiter la réforme à un rééquilibrage de pouvoirs, aussi sophistiqué soit-il. Les attentes de l’opinion sont en tout premier lieu dans la gestion sincère, honnête et efficace des biens publics.
C’est seulement à ce prix que l’on peut, petit à petit, ré-instaurer la nécessaire confiance entre gouvernés et gouvernants. Or cette confiance est perdue… comme le prouvent les manifestations de ce printemps.
 

Abdelmounaim DILAMI

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